06272017Headline:

Procès Gbagbo et Blé Goudé, Guiai Bi Point 2è Partie-30 Mars 2017 /Guiai Bi Poin, «Ce que j’ai demandé à Mangou..»

 

Le second volet du contre-interrogatoire du 35è témoin de l’accusation, le général de divisionGuiai Bi Poin s’est poursuivi ce jeudi cet-après midi à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Face à Me Emmanuel Altit de la défense de Laurent Gbagbo, l’ex patron du Centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS), est revenu sur ce qu’il a confié à l’ex chef d’Etat-major Philippe Mangou après sa nomination.

« Quand j’ai été nommé à la tête du CECOS, j’ai dit au général Mangou lorsqu’il m’a reçu que, puis que je connaissais mon travail, je ne souhaitais pas des interventions intempestives dans ma mission. Je ne souhaitais pas des immiscions des personnes extérieures », a-t-il confié, avant d’ajouter qu’il a évoqué aussi avec son ex patron, la mise à sa dispositions des moyens humaines et matériels, et la mise en place des structures. « Ça faisait partie de mes préoccupations pour que je sois efficace. Il m’a rassuré qu’il allait m’aider pour réussir ma mission. »

Le natif de Vavoua (centre-ouest) a aussi rappelé avoir servir tous les quatre présidents ivoiriens avant 2011. Il a également évoqué sa relation avec l’ex président Henri Konan Bédié.

« J’ai commandé une section de la gendarmerie dans le village natal de Bédié. Il me faisait l’honneur de me recevoir chaque fois qu’il venait. »

Durant son interrogatoire, le témoin a indiqué qu’il y avait un processus de prise du pouvoir par les ex rebelles à partir de 2002, notamment avec les nombreuses attaques des casernes ,dont l’école de gendarmerie qu’il dirigeait , et la RTI , avant de révéler que lors d’une attaque déjouée , les éléments pris sur les assaillants présentaient feu Ibrahim Coulibaly dit IB, comme le commanditaire.

« On a eu une attaque sur la RTI. Mais on a été plus prompt. C’était Ibrahim Coulibaly dit IB. On arrêté des gens on a pris un ordinateur, où il y avait les plans de l’attaque et le discours qu’il devait prononcer. Les images mettaient en scelle IB », a –t-il revélé.
Guiai Bi Poin est revenu sur la crise de 2002, où à l’en croire, la gendarmerie en a payé le lourd tribu.

« La gendarmerie a payé un lourd tribu au cours des premiers mois de la crise de 2002. Non seulement à Agban, mais beaucoup plus à Bouaké, où le chef de corps et une soixantaine de ses éléments ont été massacrés y compris dit-on leurs enfants par les rebelles. Certains chefs militaires l’ont revendiqué. La branche politique était commandée par l’actuel président de l’Assemblée nationale, Mr Soro Guillaume».

Soulignons que, au cours cette audience, la défense a fait une observation que à chaque fois qu’elle évoquait le rôle joué par l’ONUCI, le bureau du procureur faisait obstruction, ce qui lui laisserait croire que l’accusation protège l’institution.

L’audience a été levée, et le procès conjoint de Laurent Gbagbo etBlé Goudé  reprendra vendredi avec toujours Guiai Bi Poin dans le prétoire.

Donatien Kautcha, Abidjan

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