06232017Headline:

PROCÈS:31 Mars 2017: Guiai Bi fait des révèlations”de la MACA j’ai été mis en relation avec la CPI par un conseiller de Soro pour temoigner..et..


Dans la troisième session du jour du contre interrogatoire à la Haye, le témoin à charge contre Laurent Gbagbo et Blé Goudé a révélé que le Cecos n’a pas reçu d’armement durant la crise et par qui et comment il a été mis en relation avec le bureau du procureur à Abidjan, comme relevé par KOACI.

« Le Cecos n’a pas reçu d’armement durant la crise etje mets quiconque au défi de m’en apporter la preuve » a fermement répondu Guiai Bi Poin à l’interrogation de l’avocat de Laurent Gbagbo, Mautre Emmanuel Altit.

Après avoir indiqué avoir été approché fin mars 2010 par un gendarme français de l’ambassade lui affirmant que tout allait mal finir, ce que l’ancien commandant du Cecos avouera avoir pris comme une menace, «j’ai senti des menaces»,Guiai Bi Poin  expliquera avoir été mis en relation avec le bureau du procureur par un certain Monsieur Kamagaté présenté comme un conseiller du ministre de la défense d’alors, Guillaume Soro.

« C’est un conseiller du ministre de la défense Soro, Mr Kamagaté qui un jour m’a appelé pour me dire que le bureau du procureur souhaitait me rencontrer et ensuite j’ai été mis en relation avec un certain monsieur Bah qui s’est présenté comme un enquêteur de la CPI et on s’est rencontré en aout 2011 » a explique le général dont on apprendra par la voix de Maitre Altit, citant ses dépositions, que ce qu’il avait alors livré aux enquêteurs sera par la suite rapporté aux autorités ivoiriennes. Ces dernières les auraient alors jugées pas assez consistantes.

Avant que sonne la pause,Guiai Bi Poin  qui indiquera s’être rendu, avec d’autres généraux, sous escorte Frci au golf hôtel après une réunion chez Mangou à Cocody le 12 avril 2011 et qui sera ensuite emprisonné à la MACA du 20 aout au 27 décembre, expliquera avoir été bluffé pour une autre rencontre avec les enquêteurs du bureau du procureur.

«Je suis resté en détention du 20 aout au 27 décembre et j’ai revu les enquêteurs en détention, en octobre on m’a pris de la maison d’arrêt en me disant que j’allais voir le juge d’instruction pensant pour régler mon problème, on arrive avec mon avocat au palais et subitement on nous dit non ce n’est pas le juge d’instruction mais les enquêteurs de la CPI que je vais voir alors que je n’étais pas préparé à ça»

Amy Touré, Abidjan

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