07272017Headline:

Quand les « microbes » défient Hamed Bakayoko à Yopougon

Claudia Costa3

Alors même que l’on croyait le phénomène des « microbes » passé aux calendes grecs que ces pestiférés de la société ivoirienne réapparaissent de plus belle. Cette fois avec une audace et une violence à nulle autre pareille. Qui finit par convaincre que ces bandits d’une autre époque ont décidé de défier le ministre de la sécurité et le gouvernement ivoirien.
La vie au sommet et la mort dans le peuple
« Avec cette mort, nous pouvons respirer », scandaient certaines personnes de la commune. Zaman était le « microbe » le plus craint de cette commune. Il avait déjà échappé aux mailles de la police à plusieurs reprises. » Pouvait-on lire dans les colonnes de certains tabloïds au lendemain de l’assassinat du redoutable bandit et présumé chef « microbe » Zaman, la terreur de la commune d’Atécoubé. Au vu des proportions inquiétantes que prenait la chevauchée meurtrière de ses adolescents pour la plupart, le gouvernement ivoirien, à travers le ministère d’Etat, de l’intérieur et de la Sécurité a pris des mesures rigoureuses pour endiguer ce phénomène qui commençait à installer la psychose au sein des populations ivoiriennes en général et abidjanaises en particulier.
Ainsi, au bout de quelque temps, cette offensive des autorités ivoiriennes semblait avoir payé. Parce qu’il y’a eu un net recul dudit phénomène, surtout dans la commune d’Abobo qui l’a vu naître. Grande fut donc la surprise des observateurs et des populations ivoiriennes de constater que les « microbes » ont étendu leurs tentacules aux autres communes du district d’Abidjan, notamment à la cosmopolite agglomération de Yopougon et même de l’intérieur du pays. Les derniers évènements dans la commune du maire Gilbert Kafana Koné ont fini par convaincre de la recrudescence dudit phénomène.
En effet, en l’espace de quelques semaines, des citoyens ont été, qui assassinés ou blessés à l’arme blanche, qui dépossédés de bien matériels. Dans le sous-quartier Ouassakara, un jeune a vu sa main tranchée à l’aide d’une machette. Œuvre, d’individus qui voulaient lui arracher son téléphone portable. En tout cas les agressions physiques et autres attaques de tous genres sont monnaie courante. La dernière en date est celle de l’assassinat de la manière la plus crapuleuse de la jeune étudiante Larissa Claude Agbogny dans la nuit de mardi à mercredi à Yopougon. Cette jeune fille a été arrachée dans la fleur de l’âge par des individus présumés « microbes » qui l’ont poignardé à l’aide d’une arme blanche.

Comme il fallait s’y attendre, cet autre crime crapuleux a soulevé le courroux des populations en général et de certains internautes qui sont montés au créneau pour dénoncer le laxisme des autorités sécuritaires de la Côte d’Ivoire, en premier le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité et l’Intérieur Hamed Bakayoko qui quelques jours plus tôt était présent dans un maquis restaurant de ladite commune pour festoyer avec des amis. « Voici un gouvernement qui n’arrive même pas à tuer les moustiques mais qui prétend avoir pris des dispositions contre les abeilles. Pardonnez, laissez affaire de Djihadiste là et occupez vous des ‘’microbes ‘’ .Notre sœur Claudia Costa, lâchement assassinée par les microbes, aurait elle aussi voulu aller danser à l’internat mais hélas ceux qui avaient pour mission d’assurer sa sécurité étaient eux-mêmes déjà occupés à danser. » A dénoncé cet internaute qui dénonçait à sa façon la recrudescence de la criminalité dans la capitale économique ivoirienne (Abidjan). Un autre internaute qui n’est pas allé du dos de la cuillère non plus a fustigé le comportement des autorités en charge de la sécurité des populations qui vivent sur le territoire ivoirien. « La vie au sommet et la mort dans le peuple. Depuis plus de 2h de temps, j’ai cherché, fouillé, mis à contribution ma petite matière grise pour rapprocher ces deux scènes qui se déroulent dans le même quartier, à quelques petites heures d’intervalle. Quand j’ai lu les mots adressés à la victime sur le post de Claudus Kouadio, je me suis senti soulagé.
Vas-y en paix chère compatriote… !! » Regrettait-il sur la toile.
A l’analyse, la montée en puissance de la violence criminelle aux yeux et à la barbe des autorités ivoiriennes, notamment sécuritaires, tel ministre Hamed Bakayoko apparaît clairement comme une défiance des « microbes » et autres bandits de grand chemin vis-à-vis de l’autorité. Autant dire qu’il est on ne peut plus impérieux que des dispositions soient prises, surtout quand l’on sait que dans deux mois, les Ivoiriens iront aux urnes pour élire celui qui va présider aux destinées du pays pendant les cinq prochaines années.
EKB
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