08172017Headline:

Qui remplacera Ban ki Moon? huit candidats en lice

Ban Ki Moon

Huit prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à comparaître devant l’Assemblée générale de l’ONU pour des entretiens d’embauche inédits, avec l’espoir de succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017.

Ban Ki-moon quitte ses fonctions à la fin de l’année après deux mandats de cinq ans.
Pour l’instant quatre hommes et quatre femmes sont sur les rangs mais aucun ne fait l’unanimité.
Parmi les favoris figurent la directrice de l’Unesco, la Bulgare Irina Bokova, l’ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, et l’ancien Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.
L’ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste — Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) — complètent la liste.
Les auditions s’étaleront sur trois jours successifs.
Auparavant, le président de l’Assemblée Mogens Lykketoft avait rappelé qu’il s’agissait du premier exercice du genre dans l’histoire de l’ONU.
Il avait dressé un portrait-robot du candidat idéal: “indépendance, personnalité forte, autorité morale, grands talents politiques et diplomatiques”, capacités de gestion.
Il lui avait fixé comme priorités la lutte contre le changement climatique, la promotion de la paix, y compris en “faisant pression sur les grandes puissances”, ou encore une “réforme” de l’ONU.
Depuis 70 ans, la sélection du patron de l’ONU fait l’objet de tractations à huis clos entre 15 pays membres du Conseil de sécurité, et en premier lieu les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Royaume-uni, Chine, France).
Cette fois-ci, l’Assemblée a imposé un processus plus transparent, comme pour un cadre supérieur: lettre de candidature, CV et profession de foi et enfin grand oral devant des diplomates des 193 pays membres.
La tradition voudrait que le prochain diplomate en chef vienne d’un pays d’Europe de l’est, seule zone géographique à ne pas avoir encore été représentée à ce poste, d’où l’abondance de candidats de cette région. La Russie y tient mais ce n’est pas une obligation.
De même l’idée a fait son chemin qu’une femme devrait enfin prendre le poste, où se sont pour l’instant succédé huit hommes.

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