06232024Headline:

RDC: la lutte contre le choléra s’organise dans le camp de déplacés de Bulengo

La province du Nord-Kivu est confrontée à une très importante crise humanitaire. Plus de 800 000 personnes ont été déplacées depuis un an, principalement en raison du conflit lié au M23, une rébellion, soutenue, selon l’ONU notamment, par le Rwanda voisin et qui a depuis un an conquis une partie de la province du Nord-Kivu dont Goma est la capitale. Dans la ville les camps sont saturés et les conditions de vie sont difficiles. C’est le cas de celui de Bulengo, il se trouve sur l’axe qui relie Sake à Goma et qui abrite plus de 100 000 personnes. Conséquences de cette situation, les cas de choléra se multiplient. Les organisations humanitaires sont donc sur le pont pour éviter une épidémie.

 

Chaque jour, de nouveaux patients arrivent au centre de traitement du choléra à Bulengo. Une situation compliquée pour le docteur Alain de Médecins sans frontières. « Quand on est dans une situation telle qu’il y a de plus en plus de malades qui viennent dans un état critique – vu les conditions sanitaires dans le camp de déplacés qui est désastreuse – on ne sait pas vraiment comment se comporter face à cette à cet afflux massif de cas de diarrhées. »

Aux côtés de médecins, régulièrement, des équipes désinfectent les lieux. « Il n’y a pas que des infirmières au niveau des centres de traitement, nous avons les hygiénistes, nous avons les agents de promo santé qui sont là pour sensibiliser les malades par rapport aux mesures préventives. On donne le meilleur de nous-mêmes pour qu’on ait des mesures de prévention plus ou moins respectées. »

Et même en dehors des centres de santé, des désinfections ont aussi lieu près des lieux de vie des cas déclarés. Yamine, qui travaille pour la Croix-Rouge, pulvérise une solution chlorée sur la tente d’un ménage contaminé. « Nous décontaminons. On peut dire aussi désinfectés, mais nous, nous utilisons le mot de “décontamination”. Nous décontaminons les places sensibles, à l’entrée par exemple, ce que la personne a pu toucher. Nous décontaminons là où il s’est assis. Quand quelqu’un s’assoit, il peut laisser les déchets sur la chaise. Nous décontaminer aussi les chaises. »

Pour l’instant, à Bulengo, il n’y a pas encore eu de campagne de vaccination contre le choléra, mais elle pourrait intervenir dans les prochaines semaines.

 

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