08192017Headline:

RDR/ Hier Djéni Kobina, Ouattara ,aujourd’hui Guillaume Soro /Guerre contre Soro : Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Guerre contre Soro : Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Hier Djéni Kobina, Alassane Ouattara, aujourd’hui Guillaume Soro. Injustices et frustrations ont tout de même pion sur rue et leurs ingrédients se réunissent au fur et à mesure au grand désarroi du peuple ivoirien, otage de ses dirigeants.

Avril 1994, la parole est refusée à Djéni Kobina, secrétaire national du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) lors du congrès extraordinaire dudit parti. La suite est connue. Il rompt les liens avec sa formation politique et créé son parti, le Rassemblement des Républicains (RDR) conduit aujourd’hui par le Président Ouattara. Djéni Kobina doit certainement se retourner dans la nouvelle demeure qui l’a accueillie le 19 octobre 1998. Et pour cause, Guillaume Soro, grand artisan de l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir d’Etat est vilipendé par les missi dominici de l’actuel chef d’Etat en raison de sa probable candidature à la présidentielle 2020. Sa présence est indésirable, à en croire le confrère Aujourd’hui, au prochain congrès du RDR.

« Moi, qui a été Premier ministre il y a à peine deux ans en Côte d’Ivoire, qui a assuré l’intérim du chef de l’Etat pendant six mois. A cause de ce code électoral, je ne peux même pas postuler à un poste de député », réagit Alassane Ouattara suite à un code électoral que le Président Bédié fait voter en décembre 1994 pour l’empêcher d’accéder à la magistrature suprême. L’une des dispositions de ce texte stipule que tout candidat à la présidentielle doit « être Ivoirien de naissance, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens. Il doit n’avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne […] et résider de manière continue en Côte d’Ivoire depuis cinq ans. ». De même, la candidature d’Alassane Ouattara à la  présidentielle du 22 octobre 2000 sera rejetée par la chambre constitutionnelle de la Cour suprême mettant en  doute les documents attestant de sa nationalité ivoirienne et contestant sa «bonne moralité». Ouattara président, il fait voter une Constitution taillée à sa mesure en vue de se permettre un troisième mandat et d’écarter son dauphin Guillaume Soro de la course.

Les ingrédients qui ont embrasé le pays se réunissent et sous la cendre chaude, couvre des braises ardentes dans l’orgerie politique ivoirienne. Le pays n’est pas à l’abri d’une montée brusque de mercure dans le thermomètre. Une petite étincelle pourrait suffire pour allumer la flamme.

imatin

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