01212017Headline:

Rebondissement/ Bombardement de Bouaké/voici les 3 anciens ministres de Chirac dans le collimateur de la justice

gbagbo france

Côte d’Ivoire: Bombardement de Bouaké 2004, 3 anciens ministres de Chirac dans le collimateur de la justice

Rebondissement dans l’affaire du bombardement deBouaké en 2004 lors de l’opération « Dignité », menée par des mercenaires à la solde de l’Etat ivoirien de l’époque.

Selon des sources judiciaires proches du dossier, KOACI. apprend que l’affaire pourrait être d’ordre politique. En effet, la justice française suspecte sur des bases de témoignages concordants, une manipulation de militaires français par des agents de la Dgse, articulés par des politiciens de premier plan de l’époque, en vue de planifier une action pour affaiblir le régime d’alors de LaurentGbagbo  voire le renverser au profit, déjà, d’Alassane Ouattara.

En ce sens, trois ministres de l’ancien président Français Jacques Chirac pourraient être renvoyés devant la Cour de justice de la République. Il s’agit Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, comme l’indiquent nos sources.

Ces derniers, sont entre autre soupçonnés d’avoir laissé fuir les pilotes des aviations, qui ont occasionné la mort de 9 soldats français et d’un civile Américain.

La MagistrateSabine Kheris  dont le nom n’est pas inconnu pour les ivoiriens depuis le mandat d’amener contre Guillaume Soro dans l’affaire l’opposant à Michel Gbagbo, a sollicité le renvoi devant la Cour de justice de la République Française, des trois anciens membres du gouvernement « Chiraquien ».

Au moment des faits, Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, étaient respectivement ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères.

« Il est apparu tout au long du dossier que tout avait été orchestré afin qu’il ne soit pas possible d’arrêter, d’interroger ou de juger les auteurs biélorusses du bombardement », aurait indiqué la juge dans une ordonnance transmise au parquet, comme rapporté par des sources proches du dossier.

Le bombardement deBouaké  était intervenu le 6 novembre 2004, alors que l’armée de Laurent Gbagbo, à l’époque président de la Côte d’Ivoire, pilonnait les positions de la rébellion installée dans le nord du pays.

Deux avions Soukhoï avaient pris pour cible le lycée Descartes deBouaké  où les troupes françaises de l’opération Licorne avaient installé leur base. Neuf soldats français avaient été tués.

En représailles, l’armée Française avait détruit toute la flotte ivoirienne stationnée à Yamoussoukro. En guise de protestation, les ivoiriens étaient descendus dans les rues s’attaquant aux biens des français. Une soixantaine des partisans de LaurentGbagbo  avaient été tués par les soldats français postés à l’Hôtel Ivoire.

Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Michel Barnier, encourent 3 ans de prison et 45 000 euros d’amendes, pour avoir laissé fuir les mercenaires Biélorusses, pourtant arrêtés par les autorités Togolaises.

Affaire à suivre…

Donatien Kautcha, Abidjan

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