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Rebondissement-Chute de Gbagbo. Sa lettre de demission était prete mais…

Sam l'africain

Pour Sam l’Africain, il n’est pas bon pour le Fp d’avoir deux candidats pour le poste de président du parti. (Photo d’archives)

Plus de trois ans la chute de l’ex-président Laurent Gbagbo, les langues se délient. Ainsi apprend-on, de la bouche d’un membre de l’ex-galaxie patriotique, que l’ex-chef de l’État avait failli rendre sa démission au plus fort de la crise post-électorale.

La révélation a été faite hier, jeudi 27 novembre 2014 par Mohamed Sam Jichi dit Sam l’Africain, au cours d’une conférence de presse animée au Baron de Yopougon. Désormais président d’un parti politique, la Nouvelle alliance de la Côte d’Ivoire pour la patrie( Nacip), Sam l’Africain est en effet revenu sur les circonstances de la chute de Laurent Gbagbo. Il s’est notamment appesanti sur le fameux message à la nation que celui-ci s’apprêtait à délivrer avant que les forces internationales et les soldats alors appelés pro-Ouattara ne lui portent l’estocade.

Il se devait de revenir sur cet épisode de la crise post-électorale, « par devoir de vérité », a-t-il souligné. Selon lui, le 31 mars 2011, alors que des bombes pleuvaient sur la résidence présidentielle de Cocody, Gbagbo était sur le point d’annoncer à la nation sa démission du pouvoir. « Et au moment où les Ivoiriens s’attendaient à écouter leur président, bombardé par l’armée française, ils ne l’ont pas vu ni entendu à la télévision. Parce qu’en réalité, Laurent Gbagbo avait été empêché par ses plus proches de prononcer son discours, ce jour-là », a révélé, dans son propos liminaire, l’ex-membre de la galaxie patriotique dirigée par Charles Blé Goudé.

Invité à en dire davantage, Sam l’Africain s’est voulu plus explicite. « Le 31 mars 2011, j’étais au palais présidentiel avec le ministre Alcide Djédjé (ministre des Affaires étrangères à l’époque, Ndlr). C’est lui qui a rédigé le discours du président et le lui a soumis. Le président a lu et a porté des corrections. Dans ce discours, le président voulait annoncer qu’il allait démissionner. Il s’apprêtait à dire qu’il allait renoncer au pouvoir, eu égard à la pression de la communauté internationale et à la tournure que prenait les événements et cela bien qu’il estime avoir gagné les élections. Il voulait se retirer pour aller rester à Mama. C’est alors qu’un cortège est arrivé pour l’enlever et le conduire à sa résidence à Cocody. Ils lui ont dit qu’il n’avait pas à faire cette déclaration alors qu’il n’avait pas pris attache avec la base », a témoigné Sam l’Africain, avant d’ajouter : « Le commandant Séka Séka a dit qu’à partir de maintenant, le président Gbagbo ne parlerait plus avec qui que ce soit et qu’à compter de maintenant tous ceux qui voudraient lui parler devaient passer par Mme Gbagbo ». Et l’ex-membre de la galaxie patriotique de renchérir : « Le président les a suppliés. Il leur a dit qu’il ne voulait pas être envoyé à la Cpi (Cour pénale internationale). Blé Goudé était témoin de ce que je vous dis ».

Tirant les conclusions de tous ces faits dont il dit avoir été témoin, le président de la Nacip a déclaré : « A partir du 31 mars 2011, le président Gbagbo ne commandait plus, c’est d’autres qui commandaient ». Revenant à la crise qui secoue le parti de l’ex-chef de l’État, il a conseillé aux responsables dudit parti de reporter leur congrès prévu pour les 11, 12, 13 et 14 décembre 2014, le temps de se concerter pour trouver un consensus. Pour lui, le but essentiel doit être le combat pour la libération de Gbagbo.

Aussi a-t-il fait savoir qu’il n’est pas bon pour le Front populaire ivoirien( Fpi) d’avoir deux candidats pour le poste de président du parti. « Si la candidature du président Gbagbo est maintenue, je conseille au président Affi de se retirer pour éviter la division du parti », a-t-il conclu, non sans annoncer que son parti présentera un candidat à la présidentielle de 2015.

L’infodrome

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