05262017Headline:

Rebondissement/Accusé d’avoir trahi le FPI ,Alain Toussaint se défend /ce qu’il dit ..

Accusé d’avoir trahi le FPI suite à sa rencontre avec le président de l’assemblée nationale, Guillaume Soro dans le cadre de la réconciliation nationale en côte d’ivoire, Alain Toussaint, ex conseiller de l’ancien président Laurent Gbagbo écroué à la haye pour crime contre l’humanité se défend dans un entretien accordé à l’agence de presse régionale (Apr) dont Imatin.net publie des extraits.

 

« Depuis 2011, notre pays est traversé par une terrible ligne de fracture consécutive à la crise post-électorale. Cette onde de choc a irradié toutes les couches de la société ivoirienne, provoqué de profondes divisions au point de menacer l’existence même de notre Nation. En tant qu’acteur politique, je ne pouvais plus me contenter de paroles vaines, de promesses de réconciliation entendues ici et là. C’est au nom de la cohésion sociale et de la paix que j’ai accepté de rencontrer l’émissaire du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Je préférerai toujours l’avenir de mon pays aux intérêts personnels et partisans. Quels que puissent être les malentendus, la sauvegarde de la Côte d’Ivoire, notre bien commun, doit demeurer au-dessus de tout.

Qui a eu l’initiative de cette rencontre ? 

Pour dialoguer, il faut être au moins deux, et peu importe qui en est l’initiateur. On ne se réconcilie qu’avec son adversaire, pas avec son ami. Le Professeur Franklin Nyamsi, conseiller de Guillaume Soro, est un intellectuel africain dont je respecte les choix politiques et l’engagement. Nous n’avons pas toujours été d’accord. Des divergences subsistent encore sur de nombreux points de notre histoire récente. Mais il y a un temps pour faire la guerre, et un autre pour faire la paix. Je refuse de m’enfermer dans une posture qui ne me ressemble pas. Je suis un homme de conviction. La nécessité de se parler s’est imposée à nous. Et je me réjouis que notre rencontre suscite le débat ».

Ne craignez-vous pas d’être qualifié de traitre par certains proGbagbo quand vous ne trouvez « aucun inconvénient à rencontrer Monsieur Guillaume Kigbafori Soro» ?   

Tout le monde sait ce que j’ai accompli pour mon pays sous la présidence de Laurent Gbagbo, en particulier entre 2001 et 2011, et tout ce que je continue de faire en marge de la vie politique. En décembre 2016, au moment de la séquence des élections législatives, de nombreux compatriotes, forts mécontents de mon appel à participer au scrutin, m’ont ironiquement indiqué qu’on ne pouvait pas faire la politique à distance en étant à 6 000 km du pays. Aujourd’hui, j’entreprends le dialogue politique avec des autorités de mon pays ou leurs représentants au nom du pardon et de la réconciliation, les mêmes trouvent encore à redire. Alors, que faut-il faire ? L’immobilisme n’a jamais réglé aucun problème. Le disque de la traitrise est usé et ces accusations infondées m’indiffèrent complètement. D’autre part, il faut changer de logiciel politique et comprendre que la Côte d’Ivoire ne peut pas continuellement être prise en otage par des nostalgiques et des idolâtres qui ont fait le choix de se marginaliser. Et je le redis sans complexe : je suis disposé à poursuivre ce dialogue avec les autres représentants du pouvoir en place sur d’autres questions d’intérêt national. Ce n’est pas mon sort personnel qui me guide mais celui des millions de sans-voix qui en ont assez que d’autres, sans légitimité aucune, parlent continuellement à leur place.

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