08232017Headline:

Rebondissement:Assoa Adou, un pro-Gbagbo arrêté pour projet d’assassinat d’Affi N’guessan

Assoa Adou2

Directeur de campagne pour l’élection de Laurent Gbagbo ‎à la présidence du Front populaire ivoirien, ancien ministre rentré il y’a quelques jours de son exil au Ghana , Assoa Adou est depuis peu en garde à vue à la Direction de la surveillance du territoire (Dst) de la Police ivoirienne.

Son interpellation qui n’est pas liée au mandat d’arrêt dont il faisait l’objet dans le cadre de la crise post électorale ivoirienne , fait plutôt suite à l’arrestation des membres d’un commando dit Benguiste, qui seraient passés aux aveux sur les plans d’attaques de sites et de personnalités à Abidjan . Des fuites distillées par l’enquête font savoir que le président contesté du Fpi, Pascal Affi N’guessan devait être assassiné pour ” sa collusion, sa traitrise et collaboration avec le pouvoir d’Abidjan au détriment des intérêts du Fpi et de la libération du fondateur du parti, à cause de son opposition à la candidature du président Gbagbo, qui devait faire du Fpi, un instrument de sa libération “. Assoa Adou doit être interrogé, et être confronté aux assaillants arrêtés, dans le cadre de l’enquête ouverte. Tandis que certains parlent de manipulation, en indiquant que malgré la haine apparente et la violence des attaques entre le camp Affi et le camp des “Gbagbo ou rien”, il est difficile et risqué pour des partisans de l’ex président ivoirien d’attenter à la vie Affi N’guessan parce que cela pourrait aggraver le sort de Laurent Gbagbo à la Haye, les services de sécurité à Abidjan, ont pris l’option de faire des interrogatoires et de mener une enquête complète sur la question de l’assassinat manqué d’Affi N’guessan, dont la responsabilité devait être imputée aux autorités. Des journalistes triés sur le volet, ont pu écouter les aveux des assaillants du commando benguiste, que le pouvoir d’Abidjan range dans le lot du courant messianique et prophétique du Fpi tel que décrit par leur cible Affi N’guessan. ” Avec six grenades, ils voulaient attaquer et prendre la ville de  San Pedro, obtenir des ralliementset des renforts en armes , paralyser le pays, et susciter un soulèvement comme au Burkina pour contraindre le président et les barons à fuir, en commettant des violences et assassinats  comme celui d’Affi Nguessan. Nous nous demandons si ces gens qui ont fait librement des aveux sur ce plan de déstabilisation, sont vraiment des gens  normaux”, révèle à Afrikipresse une source proche de l’enquête.

AfrikiPresse

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