04212021Headline:

Réconciliation nationale: Guillaume Soro met à nu l’échec du régime Ouattara

Guillaume Soro était l’invité, mardi 26 novembre 2019, d’un parterre de hauts dignitaires de l’environnement politique, économique, diplomatique et des médias belges, à Bruxelles.

Empêtré dans un bras de fer sans précédent avec ses anciens camarades du Rassemblement des républicains (RDR), dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020, l’ancien chef de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, se montre de jour en jour très critique à l’encontre du régime de son ancien mentor Alassane Ouattara.

Devant un parterre de hautes personnalités politiques, diplomatiques, médiatiques et entrepreneuriales belges, mardi 26 novembre 2019, où il était l’invité, le président de Générations et peuples solidaires (GPS) a indiqué que le chef de l’État ivoirien a “échoué à réconcilier les Ivoiriens”. C’est d’ailleurs selon les propos du patron de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles, l’une des raisons principales raison de sa rupture avec le président du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix).

« M. Ouattara a échoué à réconcilier les Ivoiriens. C’est d’ailleurs l’une des divergences entre lui et moi », a lâché le président du Comité politique. Guillaume Soro, faut-il le rappeler, est candidat à la prochaine élection ivoirienne prévue pour le mois d’octobre 2020. Il en a fait mention à ses hôtes. La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, a-t-il révélé, occupera une place centrale dans le programme qu’il compte bientôt dévoiler aux Ivoiriens. « Nous, nous pensons que rien ne sera possible en Côte d’Ivoire si nous ne faisons pas aboutir le processus de réconciliation nationale, fiable et vivable », a fait savoir le député de Ferké (nord). Et Guillaume Soro d’ajouter « Je ne suis pas candidat pour faire un catalogue de promesses, mais m’engager avec le peuple de Côte d’Ivoire.»

Le président de GPS a également indiqué à son auditoire qu’il désapprouve la configuration actuelle de la Commission électorale indépendante (CEI), organe en charge de la conduite du processus électoral. Pour lui, l’institution dirigée par le magistrat Coulibaly Kuibiert est loin d’être conforme aux normes internationales. Cette CEI, à l’en croire, est « monocolore », « confligène » et risque d’embraser une fois encore le climat social ivoirien. « Ouattara a nommé ses amis au sein de la commission centrale de la CEI », dénonce-t-il, avant d’être plus alerte. « Cette CEI va brûler la Côte d’Ivoire », estimant qu’il est dans son rôle de prévenir du danger qui guette la Côte d’Ivoire.

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