06272017Headline:

Reprise du Procès Gbagbo avec des grosses surprises/ Bensouda convoque Youssouf Bakayoko à la CPI

La reprise du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé le lundi 24 avril prochain s’annonce avec des grosses surprises telles que le témoignage de l’actuel président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.

L’information est livrée par le confrère Le Quotidien d’Abidjan dans sa parution n°2022 de ce vendredi 21 avril 2017. Il soutient qu’à la faveur d’une nouvelle requête sollicitée par la procureure gambienne Fatou Bensouda aux fins de divulguer de nouvelles preuves, celle-ci dispose d’une nouvelle liste de sachants au nombre desquels figure l’actuel président de la CEI, Youssouf Bakayoko. Citant une source diplomatique, le confrère précise que Youssouf Bakayoko a été ajouté au dernier moment. Nos tentatives de joindre le service communication de la CEI sont restées vaines. Celui-ci n’a pas jugé utile de répondre à nos nombreux coups de fil encore moins de nous rappeler.

Témoin idéal pour enfoncer Gbagbo

Suite aux derniers témoignages des généraux Brédou M’Bia, Kassaraté, et Guai Bi Poin, poursuit le quotidien, citant sa source diplomatique, Gbagbo a été disculpé. Au contraire, ses témoignages ont jeté le discrédit sur les actuels occupants du palais d’Abidjan. Et ce, en dépit des témoins à charge, connus en qualité de membre du RDR, parti au pouvoir, que sont Joël N’guessan ou encore Evariste Yaké. Le plan commun attribué à Gbagbo semble changer d’auteurs. Alors, Youssouf Bakayoko, s’avère être l’un des derniers recours pour porter l’estocade à l’ancien président ivoirien et à son poulain, Charles Blé Goudé.

Pour rappel, Youssouf Bakayoko, avait proclamé les résultats de la présidentielle 2010, au Golf Hôtel, quartier général du candidat Alassane Ouattara, hors délai et seul, naturellement en faveur de ce dernier. Après un séjour à Paris aux heures de braise de la crise postélectorale, il réapparait après l’investiture de Ouattara pour se voir porté à la tête de la Commission en charge des élections. Nul doute qu’il est le dernier recours pour défendre le régime d’Abidjan et inverser la tendance.

par Cyrille NAHIN

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