12102016Headline:

Reprise du procès Ghagbo-Blé Goudé 14 nov 2016: le grand absent c’est le témoin, !

cpi proces

Après 10 jours de pause, le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé a repris ce lundi 14 novembre à la Cour pénale internationale (CPI). Mais l’audience a très vite été ajournée, le témoin prévu étant absent après avoir « raté son avion ».

Reprise chaotique du procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ce lundi 14 novembre à La Haye. Outre des soucis techniques de traduction, un problème de plus grande envergure attendait la Cour ce matin. Dès l’ouverture de l’audience, le président de la chambre a déploré l’absence du témoin. Celui-ci a en effet « raté son avion » et n’est arrivé qu’aujourd’hui sur le territoire néerlandais. Pour comprendre les raisons de ce couac, le juge Cuno Tarfusser a réclamé des explications à la section des victimes et des témoins, ne cachant pas ses interrogations : « Comment se fait-il qu’un témoin accompagné d’un fonctionnaire de la CPI ait pu rater son avion ? » Le public n’en saura pas plus, la justification ayant été fournie à huis clos partiel.

L’audience est ajournée !

De retour en séance publique, le juge président a donc annoncé le report de l’audition du témoin. Afin de pouvoir commencer dès la première heure demain matin, la chambre en a aussi profité pour rendre sa décision quant à la requête de la défense. L’équipe de Laurent Gbagbo avait en effet demandé à ce que l’interrogatoire du témoin 483 soit repoussé. La raison : la défense n’a pas pu se préparer correctement, la transcription de l’interview du témoin transmise par le bureau de la procureure n’étant pas adaptée. Elle comprend en effet des passages en anglais libérien, peu compréhensibles.

 

La chambre a regretté que cette demande de la défense ait été formulée si tardivement, la comparution du témoin 483 étant prévue depuis très longtemps. Elle a donc rejeté la requête, tout en déplorant publiquement l’attitude du bureau de la procureure. En effet, si la traduction française a bien été transmise « en temps et en heure », ce n’est pas le cas de la traduction anglaise (anglais non libérien). Celle-ci n’a été fournie qu’après demande de la défense, le 9 novembre 2016.

Avant de clore définitivement l’audience, le président de la Chambre a également donné le calendrier du procès pour 2017. A noter que, au vu de l’augmentation du nombre d’affaires à la CPI dès le début de l’année prochaine, les audiences du cas ivoirien seront plus disparates et les pauses plus longues.

ivoirejustice

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