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Révelation : ce que la mère de Gbagbo m’a dit avant sa mort

mman de Gbagbo

Témoignage : Ce que je sais de la mère de Gbagbo avant son décès. (par Philippe Kouhon)

A l’annonce de la mort de maman Gado marguerite hier mercredi 15 octobre 2014, je n’ai pu retenir mes larmes. Car je l’ai vu et certainement suis l’un des rares journalistes et ivoiriens à lui serrer la main. A jouer avec elle son jeu favori : l’awalé. Ce jour du 31 décembre 2012, j’étais comblé. Elle a craché dans ma paume comme pour me bénir. Maman que ton âme repose en paix (…) !
Gado Marguerite avait les 98 ans révolus. Au début de la crise postélectorale de novembre 2010, elle vivait encore dans son village natal de Mama (ouest de la côte d’ivoire). Elle sera transférée sur protection du préfet de Gagnoa sur Abidjan (riviera) au domicile de sa fille Koudou Jeannette, lorsque les bombardements sur la résidence de son fils ont commencé au début du mois d’avril 2011. C’est de là qu’elle regagnera Accra avec plusieurs membres de la famille dont Koudou Jeannette, la sœur aînée de Laurent Gbagbo et surtout une jeune demoiselle qui se prénomme, Noelle. A la résidence louée par Jeannette à Accra comme bien de pontes proche de l’ancien régime, Gado Marguerite est assistée par des membres de la famille. Félix, le neveu de Gbagbo qui est décédé il y a plus d’1 an et propriétaire du maquis Ring Road à Accra était à ses soins. Mlle Noelle était là au quotidien avec maman Gado Marguerite. La vieille n’avait pas autre distraction que le jeu de l’awalé. Ce qu’elle partageait avec tous ses visiteurs d’ailleurs. Avec le poids de l’âge, elle sortait difficilement. Même si Koudou Jeannette pouvait la laisser pendant plusieurs semaines pour des voyages dans la sous région, elle tenait néanmoins à la santé et à la survie de sa mère.
A la maison, Gado Marguerite mangeait difficilement les plats africains, du genre foutou avec sauce graine. L’on les lui forçait parfois pour lui donner de la force. Elle n’aimait que les choses sucrées, du genre biscuit, et autres.
Mais après tout, elle a toujours gardé sa vitalité. Elle se réveillait seule, allait faire seule sa toilette. Elle était très souriante et causait beaucoup avec ses visiteurs. Même si les proches ne lui ont jamais dit que son fils était emprisonné à la Haye, elle savait plus ou moins que Laurent était absent auprès d’elle depuis plusieurs années. Lorsque je lui ai rendu visite en décembre 2012 dans la cadre d’un reportage, j’ai appris que les proches lui disaient ceci à propos de son fils : « Laurent a fait palabre avec le mossi qui le fatigue toujours là. Pour cela, il (Gbagbo) est parti chez les blancs pour régler le problème ». Mais depuis Laurent n’est toujours pas revenu et cela l’angoissait également.
Alors que sa santé se détériorait, elle a été prise en charge par un compatriote ivoirien médecin à Accra. Elle refusait de manger pendant plusieurs jours. Face à la critique de sa situation, le médecin conseilla qu’elle soit évacuée sur Abidjan pour des soins intensifs. Pouvait-elle vivre longtemps si elle était encore à Accra ?
Nous y reviendrons !

Philippe Kouhon (Africa Tv)

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