12052022Headline:

Royaume-Uni : le nouveau ministre des Finances promet des «décisions difficiles»

 

A combination of file pictures created in London on June 21, 2019 shows Britain’s Foreign Secretary Jeremy Hunt (L) giving a speech at the Konrad-Adenauer foundation in Berlin on February 20, 2019 and British Conservative Party politician Boris Johnson (R) giving a speech during a fringe event on the sidelines of the Conservative Party Conference 2018 at the International Convention Centre in Birmingham, on October 2, 2018. Britain’s leadership race leaves London for the English countryside Saturday as Boris Johnson and Jeremy Hunt begin wooing grassroots Conservatives who will pick the new premier. –
/ AFP / Odd ANDERSEN AND Paul ELLIS

Jeremy Hunt aura la lourde tâche de modifier le mini-budget proposé par la première ministre Liz Truss et qui a coûté le poste à son prédécesseur, Kwasi Kwarteng.

Le nouveau ministre des Finances britannique Jeremy Hunt a annoncé samedi, au lendemain de sa nomination par Liz Truss, que des «décisions difficiles» allaient devoir être prises pour rectifier le projet économique de la Première ministre.

«Un chancelier ne peut pas contrôler les marchés, mais ce que je peux faire est montrer que nous pouvons financer nos projets sur les impôts et les dépenses et cela va nécessiter des décisions très difficiles», a-t-il affirmé sur Sky News.

Jeremy Hunt a été nommé vendredi par la Première ministre conservatrice Liz Truss pour remplacer Kwasi Kwarteng, limogé sur fond de crise économique et financière qui a tourné à la crise politique au sein du parti conservateur.

Ce proche de Rishi Sunak, ancien ministre des Finances de Boris Johnson et adversaire de Liz Truss dans la campagne pour Downing Street, a pour mission de reprendre en main le mini-budget annoncé le 23 septembre par son prédécesseur et très mal accueilli par les marchés, une bonne partie du parti conservateur et la population britannique.

Des «erreurs» commises

Il a estimé que «des erreurs» avaient été faites dans ce mini-budget qui prévoit des dépenses et des baisses d’impôts massives sans financement clair.

«La Première ministre a reconnu (ces erreurs), c’est pour cela que je suis là», a-t-il affirmé, précisant qu’il partageait les «fondamentaux» de son projet économique. «Je veux être honnête avec les gens: nous avons des décisions difficiles à prendre, les dernières semaines ont été très difficiles», a-t-il insisté lors de sa première prise de parole publique en tant que chancelier de l’Échiquier.

Il a notamment annoncé que «les dépenses n’augmenteront pas autant que les gens le voudraient» et qu’il allait demander à «tous les départements ministériels d’être plus efficaces».

«Certains impôts ne seront pas réduits aussi vite que les gens le voudraient», et «certains impôts augmenteront» a-t-il ajouté, allusion notamment à la nouvelle concession annoncée vendredi par Liz Truss.

La Première ministre a dû renoncer à conserver le taux d’impôt sur les sociétés à 19%, se résignant à maintenir sa hausse prévue à 25% par le précédent gouvernement conservateur.

Il y a deux semaines, elle avait déjà dû abandonner une baisse d’impôt pour les ménages les plus riches, face à la bronca suscitée, y compris au sein du parti conservateur.

Avec AFP

 

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