10222018Headline:

Sa Majesté Awoulaé Amon Tanoé Désiré, est revenu sur les raisons du retard dans la publication du rapport de l’ex-CDVR ainsi que sur l’autonomisation de l’institution.

Sa Majesté Awoulaé Amon Tanoé Désiré, roi de Grand-Bassam, président national de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, est revenu, jeudi 24 août 2018, sur les raisons du retard dans la publication du rapport de l’ex-Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) ainsi que sur l’autonomisation de l’institution dont il tient les rênes depuis quelques années.

Sa Majesté Amon Tanoé Désiré, à la tête d’une forte délégation, a eu des échanges avec une délégation de cadres du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), amenés par l’ex-ministre Daniel Aka Ahizi. Le patron de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, répondant à certaines préoccupations de ses hôtes, a fait des éclairages sur le rapport de l’ex-Cdvr. Un rapport de la Commission avait été remis, lundi 15 décembre 2014, au chef de l’État, Alassane Ouattara, par le président de l’ex-Cdvr, Charles Konan Banny. Sa Majesté Amon Tanoé Désiré a lui-même appartenu à la défunte Cdvr. Face à la délégation du Pit, il a expliqué : « Pour nous, le rapport qui a été remis au président de la République de manière solennelle n’était pas de la Cdvr. Dans le fond, des questions n’ayant pas été pas débattues en interne figurent dans ce document ».

Sa Majesté Amon Tanoé Désiré assure que le chef de l’État n’a jamais fait obstruction à la publication du rapport de l’ex-Cdvr. « (…) Au temps de la Conariv (structure ayant succédé à l’ex-Cdvr, Ndlr), le président nous a demandé de publier le rapport de la Cdvr parce qu’on croit que c’est lui qui refuse sa publication. J’ai pris la parole pour dire au président de la République : M. le Président, de quel rapport il s’agit ? Ce que nous avons remis ou bien celui que nous allons communiquer par la suite. Il a dit : puisqu’il y a un problème comme ça, voyez avec (les) ministres… », a rapporté Sa Majesté Amon Tanoé Désiré.

Autonomisation. Le président national de la Chambre des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire a signifié que tout a été mis en place en vue de conférer à la Chambre toute son indépendance. Le projet prévoyait que l’institution puisse nommer ses représentants. Mais la difficulté serait survenue sur le plan du droit. « Juridiquement, ce n’est pas possible. Voilà pourquoi le dossier est resté coincé. Pour arriver à débloquer la situation, il faut qu’il y ait deux lois : une, organique, et l’autre, ordinaire, détermineront les conditions de participation de la chefferie nationale à l’administration du territoire », a développé Sa Majesté Amon Tanoé Désiré.

Le roi de Grand-Bassam a tenu encore à rassurer de l’impartialité des rois et chefs traditionnels. « Nous avons pleinement conscience que si nous ne nous mettons pas véritablement au-dessus de la mêlée, nous allons perdre toute crédibilité. (…) La loi demande que nous n’affichions pas nos appartenances politiques, mais, entre nous, nous disons que notre parti, c’est la Côte d’Ivoire. Nous avons décidé de ne prendre part à aucune manifestation politique », a mentionné Sa Majesté Amon Tanoé Désiré.

La rencontre entre la chefferie et la délégation du Pit s’était déroulée dans une bonne ambiance.

Venance KOKORA

 

linfodrome.com

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