03292017Headline:

Samba Koné, fondateur du Commando invisible d’Abobo sort de son silence Depuis la mort d’IB-Voici ce qu’il dit

 

samba kone comando aboboSamba Koné, fondateur du Commando invisible d’Abobo: «L’horizon est très obscur ; nous nous retirons de tout processus

Ils font encore entendre de la voix par leur porte-parole, tapis quelque part. L’ex-combattant et initiateur du commando invisible d’Abobo, lors des combats de la prise d’Abidjan dans la crise postélectorale 2010-20111, dit être incompris, tout comme ses camarades d’armes, d’hier. Mis en mission par ses pairs, il sort de sa réserve,dans le cadre de l’action de sensibilisation qu’il entreprend auprès des ex-combattants dits méprisés par le gouvernement et l’ADDR.

Samba Koné, Porte-parole du Comité de National de Sensibilisation et de la Mobilisation des ex-combattants annonce son retrait et celui des ex-guerriers aujourd’hui dans la nature, du processus de pacification en cours en Côte d’Ivoire.

Les raison ? Allons-y dans la tête d’un ex-combattant du commando invisible d’Abidjan, non démobilisé ! Entretien…

Tout est calme, quelle est votre attitude à ce stade de la situation politico sécuritaire en Côte d’Ivoire ?

Tout semble calme, mais tout s’est endormi. Voilà ! Nous voudrions informer la communauté nationale et internationale, qu’une demande de médiation auprès du Président de la république a été adressée à la représentant spéciale du Secrétaire Général de l’ONU, Madame Aichatou Mindaoudou, afin de lui faire part de toutes nos préoccupations dans le cadre du processus de paix et de réconciliation nationale d’une part et d’autre part, la reforme du système de sécurité nationale à travers notre intégration au sein du conseil national de Sécurité C.N.S.

 

Que vous a-t-elle répondu ?

 

Force est de constater que nous n’avons eu aucune réponse à nos courriers dont la première date depuis le 19 mars 2014. Nous regrettons que la première mission principale de la représentante de Ban Ki-Moon a été d’aider le peuple ivoirien à renouer avec la paix et la réconciliation nationale, mais nous déplorons aussi n’avoir pas été reçus par la représentante afin de lui exprimer de vive voix toutes nos inquiétudes pour le bien de la nation.
Par conséquent, nous prenons l’opinion internationale que la volonté de notre mouvement d’aider notre pays à renouer avec la paix, la réconciliation, le respect des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité demeurent intact, mais l’avenir reste incertain.

Pourquoi ?

Nous craignons qu’à l’avenir, la légitimité de l’élection présidentielle ne soit compromise du fait des raisons évoquées ci-dessus avec son corolaire de mort, si l’on n’y prend garde. Ainsi ayant pris conscience de la gravité des risques d’insécurité, de violation des droits de l’homme et de la recrudescence de l’impunité, nous décidons notre suspension à toute activité politique jusqu’à nouvel ordre.

 

C’est une décision grave d’autant que le gouvernement et la communauté internationale invitent tous les acteurs politiques et militaires à œuvrer pour la stabilité du pays !
C’est une décision très bien mûrie, cela afin de ne pas être comptable devant l’histoire de tout ce qui pourrait détruire ce pays. Il en sera ainsi jusqu’à ce que notre appel soit entendu. L’horizon est noir et obscure. Et nous les ex-combattants que le gouvernement refuse d’écouter ne voudront pas être comptables de ce qui va venir.
Nous n’avons pas été écoutés. Nene sommes plus concernés par quoi que ce soit. Nous avons souhaité rencontrer le président de la république Ouattara, mais nous n’avons pas été écoutés et les chefs religieux sont informés de cette situation. Avec mois plusieurs ex-combattants non écoutés se retirent de tout le processus en place en prenant la communauté internationale arbitre dudit processus à témoin. Nous vous disons que les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous nous retirons…

Vous rentrez dans l’ombre, est-ce pour prendre le maquis ?

Ecoutez, nous nous consacrerons désormais à nos propres affaires. Actuellement moi je ne suis pas un homme en armes, donc je ne constitue aucune menace pour le processus de paix. Je suis au regret de le dire que l’ADDR n’a pas tout terminer ce pourquoi elle a été mise en place. Par exemple, le milicien qui été très actif dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, Mao Glofiéhi a été contacté par l’ADDR, mais les ex-combattants actifs dans le combat d’Abidjan. Donc toutes les franges des ex-combattants n’ont pas été contactées.
Je suis porte parole d’un groupe et du comité national de sensibilisation et de mobilisation des ex-combattants, mais depuis quatre ans nous avons agit dans l’ombre, pour inviter toutes les autorités sur la menace que constitue ce mépris à l’égard de ceux qui ont combattu pour l’avènement de ce régime et qui sont délaissés. Où sont-ils ?
Le président Alassane Ouattara pour qui des milliers de jeunes soldats, nos camarades sont morts ou aujourd’hui dans le dénouement total, est enfermé dans un système qu’il ne contrôle pas et ne comprend pas. Gageons qu’il ne soit trop tard, car son entourage proche ou lointain court avec lui droit à sa perte…Je n’en dirai pas plus !

 

Que ceux qui ont des oreilles entendent, l’horizon est très obscur ; nous nous retirons de tout processus. Aujourd’hui nous décidons de disparaitre et de sortir de tout processus pour ne pas être responsables de ce qui va arriver pour nous consacrer à nos affaires personnelles. Le noir va envahir l’horizon et la situation sera terrible! Nous préférons nous retirer de tout ! Car nous sommes pour la paix !

Par HERVE MAKRE

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