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Santé et médecine en France: le plan de Macron pour sortir d’une «crise sans fin»

Premières mesures
Tout d’abord, le président français a rappelé les mesures de son premier quinquennat, comme la suppression du numerus clausus qui plafonnait le nombre d’étudiants en médecine, décidée dans son plan de 2018. Ou le « Ségur de la santé » qui, après l’irruption de la pandémie de Covid-19 en 2020, avait permis d’injecter 12 milliards d’euros annuels pour mieux rémunérer les soignants et 19 milliards pour investir dans les hôpitaux. Mais, dès sa campagne pour sa réélection au printemps, il avait reconnu que ces efforts demeuraient insuffisants.

EN DIRECT | Depuis le Centre Hospitalier Sud Francilien, le Président @EmmanuelMacron présente ses vœux aux acteurs de la santé. https://t.co/N7Q0YzmesJ

— Élysée (@Elysee) January 6, 2023
Puis, rappelant que la formation de nouveaux médecins allait prendre du temps et qu’il faudrait donc « une décennie » pour « changer » le système, il a prévenu qu’il faudrait « vivre dans les années qui viennent » avec cette pénurie de soignants. Il a donc annoncé des solutions pour pallier ce manque par d’autres moyens, en dégageant « du temps de médecin face aux patients (…) notre défi collectif à court terme ». Le président Macron a ainsi promis d’« accélérer le recrutement des assistants médicaux » créés en 2018 pour les porter de « près de 4 000 » actuellement à « 10 000 » d’ici la fin de 2024. Dès la fin de 2023, tous les patients avec une maladie chronique sans médecin traitant s’en verront proposer un.

Réorganiser
Par ailleurs, le chef de l’État a également souhaité réorganiser le travail à l’hôpital « d’ici au 1er juin », et cela pour le rendre plus attractif. « On doit tout faire pour garder les soignants » à l’hôpital, a-t-il souligné. « Ce qui veut dire qu’on doit ensemble travailler à une meilleure organisation du temps de travail », a-t-il ajouté, déplorant une « hyper-rigidité » dans l’application des 35 heures et un système qui « ne marche qu’avec des heures supplémentaires ».

Enfin, pour remettre les soignants davantage aux manettes, il a expliqué qu’un « tandem administratif et médical », « sur la base d’un projet », serait instauré à la tête de chaque hôpital. Et il a annoncé la « sortie de la tarification à l’acte » à l’hôpital dès le prochain budget de la Sécurité sociale, au profit d’un financement sur des « objectifs de santé publique ». Le président ayant parallèlement demandé « qu’on puisse continuer à supprimer toutes les tâches inutiles » assignées aux soignants.

« Mieux rémunérer »
En ce qui concerne la médecine libérale, Emmanuel Macron a dit, vendredi, vouloir « mieux rémunérer » les praticiens qui « assurent la permanence des soins ». Le ministre de la Santé s’était dit, jeudi 5 janvier, « prêt à augmenter cette consultation », mais en échange d’efforts pour permettre aux Français d’accéder plus aisément à un médecin, et certainement pas à hauteur des 50 euros demandés.

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