12062016Headline:

Situation en Cote d’Ivoire: Dépuis la Haye, le Message de Blé Goude aux Ivoiriens

ble goude

Charles Blé Goudé, président du Cojep, actuellement détenu à la Haye avec l’ex-Président Ivoirien, Laurent Gbagbo, a écrit une lettre à ses compagnons de lutte depuis sa prison de Scheveningen, le 10 octobre 2016 qui a été rendue publique hier dimanche 20 novembre.

La lettre adressée spécifiquement à Dr. Patrice Saraka, son bras droit, indique Soir info.

« (…) Aujourd’hui, les séquelles laissées par les différends et les différences politiques sont si profondes et si indélébiles que, comme des oiseaux gendarmes, notre génération s’est dispersée. Pendant  que certains d’entre nous sont du côté du pouvoir actuel, d’autres se trouvent en exil forcé, nombreux jouissent encore d’une liberté illusoire quand une bonne partie se trouve en prison. C’est ici que notre passé et nos souvenirs encore vivants, entrent en conflit avec notre présent rempli de ressentiments », indique-t-il avant d’affirmer que : « Les rancœurs laissées par les contrecoups, rendent inaudibles les voix de ceux qui ont encore le courage d’appeler au rassemblement, pendant que d’autres qui, pourtant le souhaitent dans leur tréfonds, n’osent pas courir le risque de l’exprimer, par peur de se voir rejeter par leur communauté, de subir la fureur du ‘’mentor’’ ou de son entourage ; tout cela pour, disent-ils, protéger leur carrière politique. Ah la recherche de l’approbation d’autrui ! », Martèle Blé Goudé.

Les grosses portes de cette prison finiront par s’ouvrir…

L’ancien leader estudiantin s’est persuadé que : « nos cerveaux n’étant pas incarcérés dans le giron de l’immuabilité, nous finirons par ouvrir les portes des cellules pour libérer notre esprit. (…) l’histoire nous regarde et toute une génération compte sur nous ! (…) la Cpi ne pouvant être la sépulture de ma vie, je caresse le rêve qu’un jour, les grosses portes de cette prison finiront par s’ouvrir. Je pourrai ainsi vous retrouver pour qu’ensemble, avec la conjugaison du talent de chacun et de tous, nous puissions faire mentir les pronostics peu reluisants des faiseurs d’opinions aux ordres, qui ont été dressés pour tordre le cou à notre histoire si présente. Face à la monarchie naissante dans notre pays et à l’ensevelissement des acquis socio-démocratiques, je nourris surtout le secret espoir que les ressources puisées des souvenirs de notre passé commun aideront certainement à panser les plaies douloureuses du présent, et qu’en définitive, nous parviendrons à faire la différence entre le combat et la querelle. J’y crois, et tous, nous devons y travailler ».

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