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Situation politique: Bédié prend la tête de l’opposition, un autre cap vient d’être franchi dans la crise entre pro-parti unifié et contre-parti unifié.

La politique continue de dominer l’actualité nationale notamment la question du parti unifié en ce mercredi 1er août 2018.

Selon Soir Info qui barre « Situation politique : Bédié prend la tête de l’opposition », un autre cap vient d’être franchi dans la crise entre pro-parti unifié et contre-parti unifié. Le journal apprend en effet que le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié s’est constitué en chef de file de l’opposition. « C’est vrai que le statut de chef de l’opposition n’existe pas encore dans l’arsenal juridique ivoirien, mais, cette qualité a été conférée à l’ancien président ivoirien par l’ensemble des leaders politiques de l’opposition, toutes tendances confondues, de façon conjoncturelle », indique le confrère. Qui en veut pour preuve les signes d’allégeance faite à l’ancien président ivoirien depuis sa divergence d’opinion affichée avec son allié du Rhdp sur la question du parti unifié. Ainsi, que ce soit le camp Soro, le Fpi, ou quelque parti que ce soit, Bédié ne manque pas de visiteurs dans sa résidence abidjanaise ou même à Daoukro.

La question du parti unifié plus qu’aujourd’hui aura un gros impact sur les relations entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. C’est du moins ce que rapporte Le quotidien d’Abidjan qui titre : « Situation sociopolitique/ Prophétesse Suzanne Monséa : « Dieu annonce un grand évènement avant la fin de l’année ; Bédié et Ouattara ne pourront plus jamais s’entendre ». A en croire la prophétesse qui s’est confiée au confrère, les tensions constatées ces dernières semaines entre les deux hommes sur la question du parti unifié n’ira pas en s’améliorant. Bien au contraire. « Le temps de Dieu pour semer la confusion entre eux est arrivée. Ils ne vont plus jamais s’entendre », déclare la servante de Dieu.

Chez Le Patriote, une tout autre lecture de la question est faite. Avec à sa grande Une « Leaders déchus, ministres virés, ambitieux de tous poils : ballet de frustrés chez Bédié », le journal tance les nouveaux « alliés » du Pdci. Selon Jean-Claude Coulibaly, ces derniers, voudraient profiter des malentendus entre les deux personnalités pour « relancer non seulement leur carrière en perte de vitesse, mais aussi reconstituer un nouveau front contre le président Ouattara », comme cela fut le cas dans les années 90 et 2000. « Quand on sait que ce sont les mêmes acteurs qui ont, à l’époque, encouragé le président Henri Konan Bédié à s’engouffrer dans cette voie dangereuse, il faut craindre le pire pour la Côte d’Ivoire », alerte le journal proche du régime.

Procès Gbagbo

La Cpi et plus précisément le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé intéresse la presse nationale en ce mercredi 1er août 2018. A ce sujet, Le Courrier d’Abidjan livre à sa Une : « Procès de Gbagbo : Ce que les juges vont décider le 1er octobre ». Selon le journal proche de l’opposition, la reprise du procès de l’ex chef d’Etat le 1er octobre, permettra à la Défense de soumettre aux juges, sa demande de non-lieu sur laquelle ceux-ci devront se prononcer. « Lors de cette audience, la Défense soutiendra publiquement sa demande de non-lieu. Toutes les parties se prononceront là-dessus. L’affaire sera après mise en délibéré pour que la Cour rende sa décision », y explique Habiba Touré, l’un des avocats de Laurent Gbagbo. Qui précise toutefois, que la libération de l’ex chef d’Etat ne suivra pas forcément immédiatement, la décision des juges pouvant intervenir après plusieurs mois.

L’inter titre pour sa part « Justice internationale : La longue détention de Gbagbo et Blé Goudé expliquée ». Les informations de la Deutsche Welle (La voix de l’Allemagne) relayées par le journal, font la lumière sur la « longue » détention provisoire des personnalités poursuivies par la Cpi notamment les deux Ivoiriens Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé qui y ont passé environ 7 ans pour le premier et plus de 4 ans pour le second. En général confie le confrère allemand, les prisonniers de la Cpi sont détenus cinq ans avant d’être jugés. « La Cpi justifie cette longueur de la détention provisoire par la complexité et la particularité des affaires traitées, les preuves étant plus difficiles à réunir dans des dossiers de génocides, crimes contre l’humanité ou crimes de guerre », y apprend t-on.

La Cpi ou plutôt la procureure Fatou Bensouda et sa sortie relative au procès des personnalités ivoiriennes a également suscité l’intérêt de Le Jour Plus qui titre « Crise post-électorale/ Fatou Bensouda prévient : ‘’Personne n’échappera à la justice’’. Si l’ex ministre gambienne de la Justice y assure de la poursuite normale de la procédure en ce qui concerne les deux prisonniers Ivoiriens qui y sont jugés, elle n’en demeure pas moins intéressée par les autres camps dont la responsabilité sera reconnue dans la crise post-électorale de 2010 à l’issue des enquêtes actuellement en cours. « J’ai toujours dit que nous nous intéresserions à tous les camps, et c’est bien ce’ que je fais. Les enquêtes se poursuivent et s’intensifient. Le moment de révéler certaines choses publiquement n’est pas encore venu. Mais personne n’échappera à la justice quel que soit son camp », a-t-elle garanti.

linfodrome.com

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