12132017Headline:

Situation sécuritaire en Côte d’Ivoire : Des éléments des Forces spéciales mis aux arrêts

• Une grenade découverte au bord de la mer, à Port-Bouët

Voilà un cas patent qui illustre la délinquance militaire, contre laquelle le ministre d’État, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko et la hiérarchie se battent, en faisant des pieds et des mains, pour l’enrayer au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci).

 Car, l’outil de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire, qui devrait être comme toutes les armées, source de discipline et de civisme, est devenu aujourd’hui, du fait des actes de criminalité que posent certains éléments, un lieu de passe-droits. Ce qui est un véritable problème de sécurité nationale. Un officier supérieur des Faci, qui vient de faire mettre aux arrêts, 4 éléments issus des Forces spéciales (Fs), le corps d’élite de l’armée ivoirienne, nous informe que le 11 novembre 2017, ces éléments en question ont posé un acte d’une « extrême barbarie », dans la commune d’Adjamé, au quartier Abras, dans une rue malfamée.

Les caporaux K.A, matricule 6918, en service au sein des Fs, C.M, matricule 68.923, également en service au sein des Fs, D.I, matricule 68.973, en service, lui aussi, au niveau des Fs et A.A, mécano 68.668 aussi en fonction dans les Fs, ont été interpellés, alors qu’ils faisaient subir des traitements, pour le moins cruels, dans le pur style des mafiosi, à des civils « qu’ils ont enfermés dans le coffre-arrière de leur véhicule ». Il s’agit de trois personnes, notamment un étudiant ivoirien, C.Z.A, âgé de 27 ans, et deux ressortissants de l’espace de la Cedeao, H.S, âgé de 30 ans et O.A, 37 ans. L’un est commerçant et l’autre, couturier. Les faits se sont produits dans une rue déserte, obscurcie par l’absence d’éclairage public, au quartier Abras.

 

Quel était le projet de ces militaires ? Difficile de répondre. Un règlement de compte pourrait être à la base de cette affaire…Situation aggravante, c’est que les 4 soldats, des Forces spéciales (Fs) étaient munis de trois pistolets automatiques, selon notre source, conséquemment garnis de munitions. Les pauvres personnes « séquestrées dans le coffre-arrière » du véhicule, et qui subissaient un interrogatoire «  serré » de la part des 4 soldats, auront une dette de reconnaissance à l’endroit des passants qui ont alerté une patrouille de la police nationale stationnée dans les environs. Les soldats ont été arrêtés sur le vif, et conduits, immédiatement, à la Direction de la Police criminelle qui a ouvert une enquête.

Mis, par la suite, à la disposition de la hiérarchie des Forces spéciales (Fs), placée sous le commandement du général Doumbia, les 4 soldats seront entendus par le Tribunal militaire d’Abidjan (Tma) sur les faits incriminés, les prochains jours, selon notre source.

Dans le même temps, une curieuse découverte d’une grenade offensive a été faite, ce même jour du 11 novembre 2017, en bordure de mer, dans la commune de Port-Bouët, route de Grand-Bassam, à quelques encablures du camp militaire français. La grenade à main, de marque Bsr type sud-africain, a été, toujours selon notre source, découverte à Vridi-Canal. Les autorités policières ont également ouvert une enquête, pour cerner les contours de cette effrayante découverte.

Armand B. DEPEYLA

linfodrome

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