11182018Headline:

Situation socio-politique: Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et le président Abdou Diouf, alors Secrétaire général de l’Oif.

Simple souvenir, ou reconnaissance pour un acte que vient de poser à nouveau dans sa vie l’ancien président sénégalais, Abdou Diouf ? C’est la question que l’on peut se poser en lisant cette adresse étrange et inattendue de Guillaume Soro à l’endroit du successeur de feu Léopold Sédar Senghor.

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, dans un tweet, le jeudi en date de ce mercredi 24 octobre 2018, traduit toute une gratitude au président Diouf pour des conseils dont il aurait bénéficié. « C’est un honneur et plaisir pour moi de bénéficier des conseils de ce Grand Homme d’État et surtout de son affection paternelle. Merci Monsieur le Président », écrit Guillaume Soro.

Le chef du Parlement ivoirien, faut-il le rappeler, avait été le choix du président Diouf, alors Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), pour une mission d’information et de contact au Caire, du 16 au 20 juillet 2013, pendant la dernière crise égyptienne.

Plus de cinq ans après, cette confiance placée en lui ne saurait expliquer l’hommage de Guillaume Soro à Abdou Diouf. Guillaume Soro aura, sans doute, eu de nouveaux contacts avec l’ancien président sénégalais pour justifier cette sortie énigmatique.

Le contexte politique actuel en Côte d’Ivoire ne s’y prêterait-il pas ? Le chef du Parlement ivoirien, faut-il le souligner, est dans une situation de froid depuis des mois avec l’Exécutif en Côte d’Ivoire. Guillaume Soro se tient loin du président de la République, Alassane Ouattara et de ses partisans au sein du parti unifié du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp). Une nouvelle formation politique née des cendres de l’ex-coalition au pouvoir sans avoir rencontré une véritable adhésion du président de l’Assemblée nationale. Guillaume Soro, depuis, garde ses distances du pouvoir ivoirien comme il l’avait fait une première fois jusqu’à l’intervention de l’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo, pour raviver ses liens avec le Rdr, dont il est l’élu.

Le contexte actuel aurait-il nécessité à nouveau l’intervention d’une personnalité extérieure, en l’occurrence le président Diouf ? On pourrait le penser sans risque de se tromper.

F.D.BONY

 

AIP

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