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Situation socio-politique: Le président du Pps, Mathias Kakou, saluant la résolution de son parti portant adoption des statuts du Rhdp unifié!

Le Parti pour le progrès du socialisme (Pps) a organisé son 2ème Congrès ordinaire ce jeudi 16 août 2018. Une occasion qui a permis à son président, Mathias Kakou de Vigny, de faire un tour d’horizon de l’actualité politique marquée par les tumultes au niveau du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp)

Il n’a pas eu la langue de la poche, encore moins la langue de bois quand il s’est agi pour lui de prendre la parole devant ses militants sortis l’écouter ce jeudi 16 août 2018 au 2ème congrès de son parti dans un grand hôtel d’Abidjan Plateau. Le président du Parti pour le progrès du socialisme y est allé à fond en se prononçant sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire. Notamment en parlant du Rassemblement des Houphouëtistes en proie à des tumultes depuis sa transformation en parti unifié sans le Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié, qui en est sorti.

Rapprochement Pdci-Fpi. Alors que se profile un rapprochement entre le vieux parti et le Front populaire ivoirien (Fpi), formation politique de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo connu pour avoir été l’opposant historique à feu Félix Houphouët-Boigny, Kakou Mathias De Vigny tire une sonnette d’alarme. « Le président Bédié est mon père, mais il a mal rêvé. Sa place n’est pas dans d’autres plate-formes, mais au Rhdp. Envisager d’autres plate-formes, dans un esprit vindicatif, par vengeance, c’est tuer 7 fois Houphouët-Boigny. Houphouët n’accepterait jamais de faire alliance avec le Fpi », martèle le président du Pps, qui appelle le président du Pdci et son parti à reprendre place aux côtés d’Alassane Ouattara, président du parti unifié Rhdp. « Le Pps est prêt à participer à toutes les démarches diplomatiques pour que le président Bédié et le Pdci reviennent au Rhdp. La place du président Bédié n’est pas dans une plate-forme en dehors du Rhdp ».

Mathias Kakou lance le même message au président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro à qui il a rendu hommage pour sa partition dans son parcours personnel. Il a appelé le chef du Parlement ivoirien, à l’instar du président du Pdci, au Rhdp unifié. « Il a toute sa place au Rhdp, auprès du président Ouattara qui, heureusement pour nous, dit qu’il n’est plus candidat ».

A propos, le président du Pps, abordant le thème du congrès de son parti, ‘’Le Pps face au défi de l’alternance en 2020’’ s’est montré très incisif contre les partisans de ce passage de témoin. Pour lui, ce terme ‘’alternance’’ est mal compris, et même sciemment par de grands intellectuels de ce pays, tout comme des hommes politiques. « L’alternance, ce n’est pas de chercher à succéder à Alassane Ouattara, puisqu’il s’en va. L’alternance, c’est le changement de comportement, de philosophie politique, aller vers la démocratie, aller aux droits de l’Homme, c’est comment faire pour vivre ensemble. L’alternance, ce n’est pas parler sans proposer de projet de société. Ceux qui parlent, où est leur programme de société ? », interroge le fidèle compagnon à Guillaume Soro qui charge, sans les citer, les dirigeants du Pdci, qui auraient l’intention de se désolidariser du bilan du président Ouattara.

Bilan de Ouattara. De l’avis de Mathias Kakou, dire qu’on n’est pas comptable du bilan de Ouattara, après avoir marché sept ans ensemble, « c’est lâche ». « Quand on marche ensemble, en une année, on peut savoir que l’autre n’est pas bon. Mais, jusqu’à sept ans, et à deux ans de la fin, si on dit que l’autre est mauvais, c’est de la lâcheté », insiste le président du Pps pour qui l’ex-coalition au pouvoir a un bilan positif. « Le Rhdp a bien travaillé. Félicitez-vous au lieu de vous combattre. C’est vous qui êtes au pouvoir, pas Ouattara », lance M. Kakou dont le parti a pris la résolution formelle d’adhérer au parti unifié et en appelle à un acte solennel pour marquer son appartenance à cette grande famille des Houphouëtistes.

Mais, comment comprendre qu’une formation d’obédience socialiste, et donc de la gauche comme la sienne puisse se rapprocher de la droite libérale ? Mathias Kakou remonte à l’ère d’Houphouët-Boigny où les Ivoiriens étaient unis. Puis, il dépeint la responsabilité des socialistes dans les crises qu’a connues la Côte d’Ivoire. « Jusqu’à la mort d’Houphouët-Boigny, les Ivoiriens étaient unis. nous, socialistes, sommes à la base des malheurs des Ivoiriens. Les Socialistes ont soutenu l’Ivoirité. Ils ont enjambé les droits de l’Homme. Or, si les Socialistes violent les droits de l’Homme, le Pps ne peut pas être avec eux. C’est pourquoi le Pps est sorti de l’alliance de la gauche avec le Fpi dont le seul programme, à un moment donné était ‘’Tous sauf ADO’’. Nous nous démarquons des pseudo-socialistes. Ceux qui ne sont pas socialistes ont mené le combat des socialistes. C’est pourquoi nous avons rejoint le Rhdp ».

Libération de Simone Gbagbo

Parlant de l’actualité, notamment de l’amnistie portant libération de 800 prisonniers de la crise post-électorale dont l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, le président du Pps s’indigne des réactions faisant état de pressions exercées sur le président de la République, Alassane Ouattara. « Le Fpi n’a jamais demandé la libération de Simone Gbagbo. Ouattara a été inspiré par Dieu. Les prières de Simone Gbagbo et des prisonniers de la crise post-électorale ont été entendues par Dieu. Ouattara a suivi Dieu. On dit qu’on l’a forcé au lieu de lui dire merci », déplore Mathias Kakou qui, au nom de son parti, a traduit ses félicitations au chef de l’Etat et l’a encouragé à aller plus loin pour que les Ivoiriens se réconcilient.

F.D.BONY

linfodrome.com

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