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Soro :Voici pourquoi il a faillit être assassiné à la RTI: Le témoignage d’un de ses proches

soro guillaume

Retour sur la tentative d’assassinat de Soro à la RTI: Le témoignage émouvant de ses proches

La date du vendredi 27 juin restera gravée dans la mémoire du Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro. douze ans en arrière, alors qu’il visitait la maison de la RadioTélévision ivoirienne (RTI) à Cocody, après sa nomination à la tête du ministère de la communication, Guillaume Soro a été séquestré pendant des heures par des miliciens appartenant à l’Alliance des Jeunes patriotes dirigée à l’époque par Charles Blé Goudé.

Armés de pierres et de gourdins et munis de bidons d’essence, ces jeunes ont pris d’assaut la « maison bleu » dans le but d’attenter à la vie du ministre d’Etat, ministre de la communication Guillaume Soro.

12 ans après l’acte de barbarie de ces jeunes, les collaborateurs du Président de l’Assemblée Nationale, témoins de la scène, ont bien voulu raconter en détails cette chaude journée du 27 juin 2003.
Daniel Kossomina Ouattara, conseiller spécial du Président de l’Assemblée Nationale donne les détails.

« Le 26 juin 2003, le ministre d’Etat m’informe qu’il avait dans son programme, au titre de son ministère, entrepris une visite d’instituts sous tutelle. Sortant de la radio, je lui ai encore dit : “monsieur le ministre d’Etat, vous ne pouvez pas aller à la RTI”. Mais c’est mal connaitre le ministre d’Etat Guillaume Soro. Il est parti à Abobo et comme pour moi, l’étape la plus importante c’était la RTI, je me suis donc déporté sur les lieux avec tous les éléments de renseignement avec qui je travaillais. J’ai regardé et je suis venu rendre compte au Chef d’Etat-major des Forces Armées des Forces Nouvelles qui était descendu à Abidjan pour une séance de travail. Pendant que j’étais au Golf avec le Chef d’Etat-major pour lui dire que le ministre d’Etat, dans son entêtement, allait à la RTI, c’est là que je reçois un coup de fil m’informant que le ministre d’Etat est pris en otage par les Jeunes Patriotes. Vous imaginez l’émotion qui, en ce moment-là, était la nôtre. La France à travers la Licorne a exercé une pression aux autorités pour que la gendarmerie intervienne. C’est ainsi que le capitaine Abéhi qui commandait l’escadron blindé à Agban est venu à la RTI avec un Char. Le ministre d’Etat s’est retrouvé dans le char sans que ceux qui l’attendent pour l’abattre n’aient su que c’était lui qui était passé. »

 

Le capitaine Jean-Baptiste dit JB, garde de corps du Soro Guillaume raconte également les faits:

« Ce jour-là, le patron avait pour programme la visite des sites et des infrastructures de la RTI dans les communes d’Abidjan. Nous avons d’abord visité la radio du Plateau, ensuite Abobo. Après cette avant dernière étape, il était question pour lui de venir à Cocody, visiter la RTI. Lorsqu’on est arrivé sur place, tout était calme. C’est même une cour pratiquement déserte qu’on a trouvé. Le patron est descendu du véhicule pour commencer sa visite. Et curieusement, en l’espace de quelques minutes, nous avons constaté que l’enceinte de la RTI a été subitement envahie par les jeunes miliciens. (…)Nous n’avons pas pu continuer la visite. Nous avons tout de suite compris que c’est le Patron qui était visé donc c’est lui qu’il fallait à tout prix sécuriser puisque c’est bien lui que les jeunes miliciens cherchaient. Donc, nous avons conduit le Patron dans un des bureaux d’un bâtiment construit en bois. Ils ont su et commencé à casser le bâtiment. Au  niveau de sa sécurité, il y avait les Français de la Force licorne, les gardes de la CEDEAO. Ensuite au niveau de ses collaborateurs, il y avait Kamagaté Souleymane  dit Soul to Soul, le Chef de cabinet Diarrassouba, Mme Fatoumata Traoré, Mme Faber et bien d’autres personnes. Nous étions tous ensemble, regroupés, quand les miliciens ont envahi les lieux et ont commencé à casser le bâtiment en bois. Nous étions coincés, on n’avait plus de solution et ils étaient déjà presqu’à notre niveau. Lorsqu’ils sont arrivés à notre niveau, nous avons fait changer de place au Patron pour le conduire vers les toilettes du bureau. Comme ils étaient déjà à côté du bureau, moi je suis resté à la porte. Et le Patron a demandé à ses collaborateurs de se retirer. Le Patron a dit ceci : ‘’Puisque c’est moi qu’ils cherchent, c’est à moi qu’ils en veulent, vous autres, rentrez chez vous’’. C’est en ces mots qu’il a libéré tout le monde et les autres ont pu se frayer un chemin dans la foule pour pouvoir partir», affirme avec beaucoup d’émotions le militaire.

Cependant quatre personnes sont restées auprès de Soro Guillaume. Il y avait le capitaine Jean-Baptiste, Kamagaté Souleymane, et les deux militaires de la CEDEAO. Pendant environ deux heures, le capitaine J-B affirme qu’ils ont vécu le calvaire. C’est dans cet état d’inquiétude que finalement, le char de la gendarmerie est venu les exfiltrer.

« C’est le garde de la CEDEAO qui a cédé son treilli au Patron. Donc, nous l’avons habillé en treilli et quand le lieutenant a lancé le fumigène, nous avons fait mouvement vers le char avec Patron. (…) Nous sommes allés directement à la gendarmerie dans le bureau du général Kassaraté. Dieu merci, nous avons pu tirer le Patron d’affaire. »

B.L.

SourceIM

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2 Responses to "Soro :Voici pourquoi il a faillit être assassiné à la RTI: Le témoignage d’un de ses proches"

  1. Zogbe ali says:

    Quand on a vecu ces situations, on a une idée de l’etat d’ame veritable des populations. Alors on se met tous les jours devant eux jouer les braves, les narguer en fait tout en sachant vos apparitions à la verité indisposent eu plus haut point les gens. Pour la gravité des actes historiques de barbarie qu’on a posés. Non, on ne joue pas les faut braves. Parcequ’à la verité, vous n’en etes pas un. Du moins sans l’armée française…

  2. Zogbe ali says:

    Quand on a vecu ces situations, on a une idée de l’etat d’ame veritable des populations. Alors on ne se met pas tous les jours devant eux pour jouer les braves, les narguer en fait, tout en sachant que vos apparitions, à la verité, indisposent eu plus haut point les gens. Du fait de la gravité des actes historiques de barbarie qu’on a posés. Non, on ne joue pas les faux braves. Parcequ’à la verité, vous n’en etes pas un. Du moins sans l’armée française…

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