10222017Headline:

SOS !Grève à la Maca : 51 prisonniers ”pro-Gbagbo” hospitalisés,cas critiques

maca prison

Comme annoncé, les prisonniers dits pro-Gbagbo de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) et ceux des autres prisons du pays, sont entrés en grève de la faim depuis le lundi 1er décembre 2014.

Après quatre jours de grève, l’on apprend, de sources proches de prisonniers, que 51 grévistes de la faim ont été hospitalisés dont deux cas jugés critiques, à l’infirmerie de la Maca. Selon la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (Cici) dirigée par Samba David, « la situation reste alarmante ». D’ailleurs, Samba David qui avait animé une conférence de presse, le mercredi 3 décembre 2014, au Baron de Yopougon, avait dénoncé la détention de ces personnes qu’on présente comme des partisans de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Il a demandé « leur mise en liberté pure et simple », avant d’annoncer que « si jusqu’au 18 décembre 2014, les prisonniers pro-Gbagbo ne sont pas libérés, les Ivoiriens prendront leurs responsabilités ». À en croire nos informateurs, les autorités judiciaires de Yopougon ont engagé des négociations avec les détenus pour les amener à mettre fin à leur grève de la faim. Ces discussions auraient échoué.

Faut-il le souligner, par ailleurs, neuf femmes membres du Collectif des épouses des ”détenus pro-Gbagbo”, avaient été arrêtées, le mercredi dernier, puis relâchées dans la soirée, le même jour. Elles étaient parties manifester devant les locaux du ministère de la Justice, des droits de l’Homme et des libertés publiques, au Plateau, pour réclamer la libération de leurs maris, ou à tout le moins, l’accélération des procédures engagées contre eux. Elles ont décidé de faire la grève de la faim en soutien à leurs maris et leurs parents détenus.

Pour rappel, les prisonniers dits pro-Gbagbo ne sont pas à leur première grève de la faim. Ils avaient mené une grève similaire au mois de septembre 2014, pour réclamer l’accélération des procédures judiciaires qu’ils subissent depuis quatre ans pour certains. Les autorités judiciaires avaient obtenu des prisonniers qu’ils mettent fin à leur grève.

Hervé KPODION

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