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Successeurs de Ouattara: voici les aspirants

Tout en préparant sa succession, le Président Ouattara réitère sa décision de ne point briguer un troisième mandat. Une décision qui ouvre un boulevard aux appétits dans tous les milieux politiques. 

Noel en décembre. L’annonce du Président Ouattara de prendre congé suite à son second mandat n’a rien d’une nouvelle car prévue par la Constitution ivoirienne. Toutefois, elle en change la tonalité car ses détracteurs l’ont suspecté d’être piqué par le virus du 3ème mandat au regard de la Constitution du 30 octobre 2016 taillée sur mesure à son camp. Si l’expression prendre congé qu’il utilise en dit long sur son probable retour aux affaires à l’instar de Vladimir Poutine, il n’en demeure pas moins que sa décision aiguise d’une part l’appétit des héritiers issus de son parti. D’emblée, son fidèle lieutenant Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la Présidence, pressenti pour être Premier ministre, est de sources concordantes, son probable héritier. C’est sans compter sur la promesse faite au PDCI d’Henri Konan Bédié. Celle de lui faire la passe en 2020 du fauteuil présidentiel. Au demeurant, c’est fort de cette promesse que Daniel Kablan Duncan, après avoir été contraint de se présenter aux législatives à Grand Bassam, en vue d’une légitimité électorale, est aujourd’hui pressenti pour inaugurer le fauteuil de Vice-président de la Côte d’Ivoire. Cependant, Ouattara et Bédié auront beau faire le lit de leurs héritiers, ces derniers n’en ont pas l’étoffe. Encore moins la carrure et la maturité politique des jeunes aux dents longues tels que Guillaume Soro ou Blé Goudé, détenu à la prison de Scheveningen.

 

Dans les rangs du RDR

Outre Gon Coulibaly, Adama Bictogo, Hamed Bakayoko et bien d’autres caressent le rêve de succéder à Ouattara. Un autre et non des moindres, hélas pas en odeur de sainteté avec le parti à la case verte, Guillaume Soro. L’homme trop pressé d’arriver en 2020 selon Jeune Afrique ne fait point mystère de son ambition présidentialiste en dépit des peaux de bananes que le pouvoir lui jette sous les pieds. Bogota, selon ses admirateurs pourrait fait un retour en grâce en frappant un grand coup aux yeux des partisans du sempiternel Laurent Gbagbo. D’autant qu’il met l’année 2017 sous le sceau de la réconciliation et du pardon.

 

Quel candidat pour le PDCI ?

Bédié au soir de sa carrière politique, la relève n’étant pas assurée, le choix risque cornélien pour le plus vieux parti de Côte d’Ivoire. Kablan Duncan, Ahoussou Jeannot respectivement pressentis à la vice-présidence et à la tête du Senat ne font nullement l’unanimité auprès des Ivoiriens. Tous deux ne pèsent rien à côté du jeune Kouadio Konan Bertin (KKB) qui a hélas pris du plomb dans l’aile à en juger par sa défaite aux dernières législatives. Pis le probable futur secrétaire général du gouvernement Thierry Tanoh est plus connu pour son expertise économique que politique.

 

L’avènement d’une nouvelle classe politique

Le vieillissement des acteurs politiques ivoiriens ne fait l’ombre d’aucun doute. Pavée de rebondissements car gagnée par le jeu de l’entrisme de Ouattara, l’opposition ivoirienne adopte une démarche peu lisible voire indéchiffrable. Ainsi, une candidature sous la bannière indépendante pourrait faire la surprise. Et Yasmina Ouégnin, députée de Cocody campe bien ce rôle. Son leadership gagne de plus en plus de galons. Espérons toutefois que les signes avant-coureurs d’une guerre de position laissent place à des combats à fleuret moucheté et que la matière grise prenne le dessus en 2020 sur la poudre à canon afin de marcher pour une fois dans les pas du voisin Ghanéen.

 

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