04232024Headline:

Tirs au but contre la transition militaire : la CEDEAO et la société civile maliennes exigent des élections libres !

Au Mali, l’organisation des élections présidentielles et le retour à l’ordre constitutionnel préoccupent. Ainsi, plus de 80 partis politiques, supportés par la société civile, exigent l’organisation d’une élection présidentielle.
La prolongation de la transition militaire et le report de l’élection présidentielle suscitent des polémiques. Plus de 80 partis politiques et organisations de la société civile ont exprimé leur souhait d’un rapide retour à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation de l’élection présidentielle. En effet, la transition au pouvoir, dirigée par le colonel Assimi Goïta, est confrontée à une opposition croissante, tant au niveau national qu’international, en raison du non-respect des engagements de la transition vers un gouvernement civil.

Face à cette situation, la CEDEAO a condamné les actions du régime d’Assimi Goïta et a imposé des sanctions au pays tandis que la communauté internationale, y compris l’Union africaine, appelle également à un retour rapide à l’ordre constitutionnel et à l’organisation d’élections libres et transparentes. Cette prolongation de la transition, selon les partis politiques et la société civile, pourrait entraîner des conséquences négatives pour le Mali, notamment une incertitude politique accrue, une fragilisation de la sécurité et un ralentissement du développement économique.

Le troublant silence de la transition après expiration du délai
L’échéance donnée par le pouvoir à son arrivée a pris fin le 26 mars 2024 dernier. Mais le silence observé du côté de la transition fait réfléchir plusieurs associations. Elles exigent des autorités militaires le respect de leurs engagements. Celles-ci travaillent en collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux pour trouver une solution à la crise actuelle.
À en croire le Réseau des défenseurs des droits humains (RDDHM), « le pays traverse des difficultés énormes » et « la transition n’a pas vocation à régler tous les problèmes du pays ».

Pour Yaya Sangaré, ancien ministre et secrétaire général de l’Adéma, un des principaux partis politiques maliens, la situation actuelle du pays par rapport à l’organisation des élections présidentielles, semble floue. « Nous nous trouvons dans une situation assez floue », fait-il remarquer avant d’ajouter « Donc si rien n’est fait, nous avons dit que nous ferons en deuxième étape des recours à toutes les voix légales et légitimes pour nous faire entendre afin que nous puissions avoir un retour à l’ordre constitutionnel ».

Par ailleurs, il urge de clarifier que le gouvernement de la transition n’a pas encore dit son mot face aux différentes réactions pour le retour à l’ordre constitutionnel au Mali.

What Next?

Recent Articles