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Toumodi: “César”, l’arme redoutable des forces françaises dont les populations de Lomo-nord refusent l’essai sur leur sol. Mais, qu’a-t-il bien pu se passer ?

C’est par une mise en garde sévère adressés au soldats français basés dans le camp de Lomo-Sud que s’est terminées les négociations pour empêcher des tirs d’essais d’armes auxquels se sont opposées les populations de ladite localité. Jonas Akpli, qui nous a expliqué les faits, a été très clairs : « Les blancs ne sont pas bien, ils peuvent faire les essais la nuit. Mais s’ils ne nous écoutent pas et qu’ils s’entêtent, nous n’allons plus répondre de nos actes », a-t-il menacé. Mais, qu’a-t-il bien pu se passer ?

En effet, le camp militaire de l’armée française, basée dans le village de Lomo-Nord, à Toumodi, a connu une ambiance surchauffée ce lundi 13 août 2018. Pour cause, la population qui les accueille depuis longtemps s’oppose aux essais des nouvelles armes nommées ‘’César’’. Selon le porte-parole des jeunes dudit village, Akpli Jonas, c’est sous le coup de 12h que les villageois ont aperçu les deux gigantesques armes de guerre aux portes du village. Elles étaient portées sur deux chars. Puis, ces armes ont été transportées dans ledit camp militaire. Cela a suffi pour que les villageois, qui avaient déjà manifesté leur opposition à ce projet militaire, se lèvent pour prendre d’assaut le camp qui abrite ces armes. Le porte-parole des jeunes a expliqué que le jeudi 9 août dernier, il y a eu des négociations avec le nouveau responsable du camp et les villageois. Les villageois n’ont pas accepté que ces essais se fassent dans leur village. Mieux, ils se sont rendus à la préfecture de Toumodi à l’effet d’informer le préfet de région M. Kpan Droh Joseph.

Selon Jonas Akpli, le préfet les a rassurés de ce que ces opérations ne pourraient pas avoir lieu parce que la procédure est en cours. Le préfet a ajouté que le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, avait lui aussi été tenu informé. C’est pourquoi seulement quatre jours après ils ont été étonnés de voir débarquer ces armes redoutables sur leur territoire. Interpellée la gendarmerie de Yamoussoukro s’est rendue sur les lieux de la manifestation. A elle, également, les populations ont transmis leurs craintes. Les éléments ont réussi à calmer les ardeurs vers 17 h, après avoir rassuré les uns et les autres de ce que les militaires ne feraient pas de tirs comme ces derniers le pensent.

Gnandé TIA, Correspondant régional

 

linfodrome.com

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