11182017Headline:

Très «Grand malaise dans l’armée ivoirienne», les EX-FDS interpellent à leur tour Ouattara/Alain Donwahi “est totalement coupé de sa base”. 

Dans une lettre transmise à KOACI, un porte parole des Ex-FDS interpelle le président chef des armées et ministre de la défense, Alassane Ouattara.

“Le Sergent-chef ZANou C.” explique que la situation qui prévaut au sein des forces armées n’est pas rapportée à son premier chef, par un entourage qui ne lui “dirait pas la vérité”.

Il révèle entre autre que les EX-FAFN se moquent d’eux et les menacent. “Les EX-FAFN qui se moquent souvent de nous quand nous sommes de garde ensemble, et qui menacent de nous mâter si jamais nous manifestons d’une façon ou d’une autre pour réclamer qu’on nous paye quelque chose pour réparer cette injustice que personne ne peut accepter.”

Celui qui dénonce un “Grand malaise dans l’armée” en citant des refus d’obéir aux ordres, s’interroge sur le fait de savoir si la vérité est rapportée au chef de l’Etat, selon eux “plus le chef suprême des armées mais d’une partie de l’armée”.

“L’armée est entrain de vous échapper sans que vous le sachiez. Une des preuves que les choses ne vont pas bien : lorsqu’il s’est agi d’aller mater les mutins à Bouaké lors de la dernière mutinerie, beaucoup d’entre nous ont refusé de partir. Beaucoup d’entre nous ont sorti tous les papiers de médecins pour dire qu’ils étaient malades. Pourquoi aller se faire tuer pour des gens qui ont eu de l’argent alors que nous, nous n’avons rien eu ? C’est la raison principale de l’échec de Bouaké. Nos chefs vous disent souvent des choses qui ne sont pas vraies, nous nous demandons bien pourquoi.” relève t’on.

Les ex-FDS révélè par ailleurs que le ministre délégué à la défense, Alain Donwahi “est totalement coupé de sa base”.

“Vous le savez peut-être mais le ministre de la défense a un portail personnel, donc réservé à lui-seul, pour renter au Ministère de la défense. A part lui, aucune autre personne n’a accès au ministère par cette entrée. En clair, le ministre DONWAHI ne rentre pas au ministère par le portail principal. Il est donc totalement coupé de ses hommes, contrairement à tous ses prédécesseurs à ce poste. Ce qu’il oublie, c’est que les militaires ont toujours eu beaucoup de considération pour les chefs qui s’intéressent à eux. Or notre ministre ne passe même pas par là où les éléments prennent la garde, ne serait-ce même que pour s’imprégner une fois en passant, de leur environnement et de leurs conditions gde travail.Comment peut-il échanger avec ses hommes pour connaitre leurs préoccupations ? Et pourtant ceux qui ont les vraies informations, ce sont les moins gradés et le ministre ne le sait peut-être pas. Et puis, en ayant lui seul son entrée, ne sait-il pas qu’il se rend vulnérable, s’expose et se met lui-même en danger ? Personne parmi ses nombreux conseillers ne peut le lui dire ? C’est vraiment la toute première fois que nous voyons cela.” explique le Sergent.

“Avec tout ça, il ne faut pas s’étonner que le ministre de la défense n’ait pas pu voir les choses venir. Parce que les soldats n’ont pas accès à lui et personne ne pouvait donc lui donner aucune information. Que font alors ses conseillers? Sur ce point-même, il y a problème. Avec tout ça, il ne faut pas s’étonner que le ministre de la défense n’ait pas pu voir les choses venir. Parce que les soldats n’ont pas accès à lui et personne ne pouvait donc lui donner aucune information. Que font alors ses conseillers? Sur ce point-même, il y a problème.

D’abord, il faut ajouter qu’en plus de l’entrée qui est réservée à lui seul au ministère le ministre a également son entrée personnelle au Cabinet pour avoir accès à son bureau.

En plus, le ministre s’est entouré d’amis, en majorité des civils venus d’ici et d’ailleurs, et qui ne maitrisent pas véritablement les questions militaires. Et toutes les décisions importantes se prennent en comité restreint sans associer les directeurs de l’administration centrale qui sont tous des officiers supérieurs. Aujourd’hui, nos patrons qui sont des militaires, ne font pratiquement plus rien. Ce sont les conseillers civils qui gèrent tout avec le ministre. Difficile donc que les informations remontent facilement jusqu’à lui.Monsieur le Président, comme le ministre n’est pas proche de ses hommes, il ne peut donc qu’être surpris par les événements.On ne gère pas le ministère de la défense comme on gère les autres ministères.” poursuit il.

Le porte parole des soldats qui composaient l’armée d’avant l’arrivée de Ouattara au pouvoir, conclu en demandant à ce dernier, d’agir en faveur des ex-FDS “pour ne pas voir un jour les militaires se tirer dessus (on ne sait jamais), ou pour laisser une armée profondément divisée à votre successeur. Les chefs peuvent vous dire que nous ne pouvons rien faire parce que nous avons été désarmés, et donc, que nous n’avons pas d’armes. L’exemple des armes découvertes à Bouaké devrait alors vous interpeller.”

Amy Touré, Abidjan

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