12032022Headline:

Trump évite un procès civil face à des New-Yorkais d’origine mexicaine

L’ancien président américain Donald Trump a scellé un accord à l’amiable et évité un procès au civil face à des plaignants d’origine mexicaine qui accusaient ses gardes du corps de les avoir violentés lors d’une manifestation à New York en 2015, a indiqué un avocat dans la nuit de mercredi à jeudi.Des avocats des deux parties se sont entendus ces derniers jours à l’occasion d’un autre procès au pénal qui vient de débuter à New York contre l’entreprise familiale Trump Organization poursuivie pour fraude fiscale.«Bien qu’impatients d’aller au procès pour démontrer la légèreté de cette plainte, les deux camps ont finalement pu parvenir à une solution à l’amiable» et «nous sommes heureux que cette question soit réglée une fois pour toutes», a commenté dans un communiqué à la presse l’avocate de Donald Trump, Alina Habba.

Du côté des plaignants, un groupe de New-Yorkais d’origine mexicaine, leur avocat Benjamin Dictor a exprimé dans un courriel leur «fierté» d’avoir «obtenu une reconnaissance écrite par Donald Trump de leur droit à manifester sur la voie publique».«Les hommes de pouvoir peuvent bien inscrire leurs noms au fronton des bâtiments mais les trottoirs appartiendront toujours aux gens», a lancé l’avocat.

Le 3 septembre 2015, ses clients avaient manifesté devant la Trump Tower de Manhattan et plusieurs d’entre eux avaient affirmé avoir été frappés par des gardes du corps de l’homme d’affaires devant le gratte-ciel new-yorkais.À l’époque, ces plaignants étaient furieux contre le candidat Trump à la primaire républicaine, qui accusait les Mexicains d’exporter «drogue» et «criminalité» vers les États-Unis et d’être des «violeurs».

Le milliardaire, assigné par les manifestants, avait qualifié leur plainte d’«histoire ridicule» et son procès au civil avait sans cesse été repoussé avant ce règlement à l’amiable.

Donald Trump avait quand même dû témoigner sous serment en octobre 2021, durant quatre heures par vidéoconférence sous l’égide de la cour suprême de l’État de New York.

Pour se justifier, Il avait déclaré à l’époque avoir eu peur lors de sa campagne de 2016 que des manifestants hostiles à ses meetings lui jettent des fruits «très dangereux» comme des «ananas, tomates, bananes» susceptibles de «tuer».

Avec AFP

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