02032023Headline:

Ukraine : Zelensky promet «tout le nécessaire» pour défendre Soledar et Bakhmout

À Melitopol, principale ville occupée de la région ukrainienne de Zaporijjia, «le nombre de touristes étrangers Russes, Bouriates, Ossètes, Kadyrovtsy – a dépassé le nombre de résidents locaux qui ont été contraints de rester sous l’occupation», a écrit tôt vendredi sur Telegram le maire de la ville, Ivan Fedorov.

«Les étrangers essaient tellement de prétendre qu’ils ont leur place ici qu’ils utilisent même des symboles ukrainiens», ils «occupent les maisons que la population locale», «se déguisent en civil» et «les militaires sont transportés dans des bus scolaires sur lesquels est inscrit le mot enfants», décrit-il.

La veille, Moscou avait procédé à un changement majeur dans sa hiérarchie militaire. Le général Valéri Guerassimov, qui est le chef de l’état-major des armées russes, a été nommé à la tête des troupes déployées en Ukraine, remplaçant le général Sergueï Sourovikine, qui n’aura dirigé les opérations que pendant à peine trois mois, marqués par la retraite de Kherson (sud), et qui devient son adjoint. Cette réorganisation a été justifiée par la Défense russe par «un élargissement de l’ampleur des missions à accomplir».

«De sérieuses offensives sont à venir»

«Vladimir Poutine n’a pas parlé de nouveaux objectifs», a pourtant précisé son porte-parole Dmitri Peskov jeudi. Mais les experts voient dans cette décision le signe d’une accélération de l’opération russe, face à une incapacité à l’emporter.

Une offensive est évoquée depuis plusieurs mois et l’hypothèse d’une nouvelle mobilisation n’est pas exclue, après une première vague en septembre de quelque 300.000 hommes.

Pour Mark Galeotti, du think-tank britannique Royal United Services Institute (RUSI), cette décision est la «confirmation, s’il en était besoin, que de sérieuses offensives sont à venir».

La Russie a par ailleurs libéré «à un poste-frontière entre la Pologne et la Russie» après des négociations «discrètes» jeudi un ancien marin de l’US Navy qu’elle détenait depuis avril dernier et avait condamné pour espionnage, a annoncé l’ex-diplomate américain Bill Richardson, spécialisé dans les missions délicates. La contrepartie n’a pas été précisée.

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