09252017Headline:

« Un chef d’Etat qui n’arrive pas à assurer la sécurité de sa population a échoué » (Lettre ouverte d’ une citoyenne ivoirienne)

« Un chef d’Etat qui n’arrive pas à assurer la sécurité de sa population a échoué ». Lire la lettre ouverte de Noëlle Houlé, une citoyenne ivoirienne, adressée aux chefs d’Etat africains.

Excellences messieurs les Présidents

Inspirée par les développements tragiques de l’actualité dans divers pays de notre continent, j’ai décidé de prendre humblement ma plume. Je souhaite vous manifester tout mon soutien indéfectible. En effet, face à toutes ces tragédies dignes des scénarios hollywoodiens, tout citoyen, qui aspire à la sécurité, ne peut et ne doit rester insensible.

Et j’en viens à ces questions simples, qui ont sans doute traversé l’esprit de tous les Africains : pourquoi ? Que vaut la vie d’un chef d’État si celle de son peuple pour lequel il a prêté serment, ne peut être garantie ? Quelles sont les conclusions tangibles de tous ces colloques ? Toutes ces conférences et rencontres de haut niveau sur la question sécuritaire de nos différentes frontières ?

Excellences messieurs les Présidents

Vos peuples estiment qu’un chef d’État qui n’arrive pas à assurer la sécurité de sa population a échoué. Je pense qu’ils n’ont pas forcément tort. En Côte d’Ivoire, ce sont les commissariats de police et des brigades de gendarmerie qui sont attaqués. Ce sont des commissaires et des officiers, gardiens de la quiétude des populations, qui sont molestés. Puis enfermés dans des cellules, démonstration digne, s’il en est, des films du Far West.

« EN CÔTE D’IVOIRE, DES PRISONNIERS SE SONT ÉVADÉS AU TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE, EN PLEINE JOURNÉE. A QUOI D’AUTRE, DEVRIONS-NOUS NOUS ATTENDRE ? »

En Côte d’Ivoire, des prisonniers se sont évadés au tribunal de première instance, en pleine journée. A quoi d’autre, devrions-nous nous attendre ? Je commence à entendre des propos disant que nous n’avons pas d’autorités. Car une autorité qui tire trop sur la corde de la pression finit par ne plus inspirer la crainte. En effet, elle finit par créer la défiance et la révolte.

Au Burkina Faso comme au Mali, en passant par la Côte d’Ivoire, il est important que vous sachiez une chose, Excellences messieurs les Présidents. Face à une situation délétère que vit une population, la réponse ne doit pas être le mépris. La réponse ne saurait être la gestion individualiste axée sur les intérêts personnels de soi-même et de son clan. Une telle situation fait le nid de sa propre fin.

Excellences messieurs les Présidents

En fait, que demandent et veulent vos populations ? Des choses très simples, comme écouter ses cris de détresses, quand vous n’arrivez pas à appliquer vos programmes de campagne respectifs.

Comptant sur votre bonne volonté à mettre en priorité, l’aspect sécuritaire car, en vos qualités respectives de chefs suprêmes de nos armées, vous disposez d’armées fortes et bien formées, prêtes à défendre vos pouvoirs et donc nécessairement aptes à défendre l’honneur et l’intégrité de nos patries.

Noëlle Houllé,

Femme politique engagée

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