02082023Headline:

Une année en France : Emmanuel Macron réélu, records de chaleur et pénuries en tout genre

La baisse d’attractivité du service public concerne également le milieu hospitalier. Les soignants, en particulier dans les services d’urgences, manquent à l’appel. Fin mai, au moins 120 services ont été forcés de limiter leur activité ou s’y préparaient, selon un décompte de l’association Samu-Urgences de France. La psychiatrie est également touchée avec plus de 1 000 postes non pourvus. Et à l’automne, la pénurie se fait aussi sentir dans les services pédiatriques, en surchauffe en raison de l’épidémie de bronchiolite, avec des bébés soignés dans les couloirs des hôpitaux ou renvoyés chez eux.

Les transports sont eux aussi en crise avec un nombre limité de chauffeurs de cars, de bus, de tramways et de métros. Les collectivités régionales estiment le nombre de postes vacants à près de 5 000.

Les crèches, enfin, sont obligées de recruter des personnes non formées à la prise en charge d’enfants en bas âge. Le chiffre de 10 000 postes non pourvus est avancé dans un rapport de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) publié en juillet.

La grève dans les raffineries provoque des pénuries de carburant

Dans un contexte inflationniste, les salariés des raffineries de TotalEnergies et ExxonMobil se mettent en grève, fin septembre, pour obtenir des augmentations de salaire, entraînant des pénuries de carburant dans les stations-service partout en France. Mettant en avant les résultats records de TotalEnergies en 2021 et la hausse de la rémunération de leur patron, Patrick Pouyanné, qui s’établit à près de 6 millions d’euros, les grévistes réclament une augmentation de 10 %, ce que leur refuse la direction. Face au blocage, le gouvernement est contraint d’intervenir en demandant à TotalEnergies de faire un effort, puis en réquisitionnant des salariés grévistes.

Le mouvement prend fin le 2 novembre dans la dernière raffinerie en grève, à Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, après un accord trouvé entre la direction et les syndicats sur une augmentation comprise entre 7 % et 10 %.

À l’Assemblée nationale, le 49.3 utilisé à tour de bras

Si la loi en faveur du pouvoir d’achat a pu être adoptée grâce au soutien de députés de l’opposition, les débats sur le projet de loi de finances 2023 et le projet de loi de finances de la sécurité sociale 2023 sont plus compliqués pour le camp présidentiel et sa majorité relative.

La Première ministre, Élisabeth Borne, active donc, pour la première fois le 19 octobre, l’article 49.3 de la Constitution, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote de l’Assemblée nationale. Cet article ne peut être utilisé qu’une seule fois par session parlementaire, à l’exception des textes budgétaires, pour lesquels il n’y a pas de limite. Or, avec les allers-retours entre l’Assemblée et le Sénat, et les différentes parties des projets de loi à examiner (dépenses et recettes), les occasions sont nombreuses. C’est ainsi qu’en moins de deux mois, la cheffe du gouvernement a fait usage au total de dix 49.3 – le dernier ayant été dégainé le 15 décembre.

Attentat de Nice : les huit accusés condamnés à des peines de deux à dix-huit ans de prison

Après plus de trois mois d’audience, la cour d’assises spéciale de Paris a prononcé le 13 décembre des peines de deux à dix-huit années de prison contre les huit personnes – sept hommes et une femme – jugées au procès de l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais.

Les cinq magistrats professionnels qui la composent ont reconnu coupables les huit accusés, des proches du chauffeur du camion-bélier qui avait foncé sur la foule ou des personnes jugées pour trafic d’armes, et ont retenu la qualification d’association de malfaiteurs terroriste contre deux d’entre eux. Aucun des prévenus n’était accusé d’avoir joué un rôle de premier plan dans l’attaque.

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