03292020Headline:

« Une élection démocratique, véritable arbitre d’une paix durable », Kabran Appiah

Les partis politique de l’oppsition ont animé une conférence de presse le mardi 18 février 2020, au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Ils appellent Alassane Ouattara à s’inscrire dans un dialogue politique

Nous sommes restés toujours ouverts à la discussion même lorsque l’on a donné le sentiment que certains cherchaient autre chose pour se justifier, pour ne pas discuter. Nous appartenons à une culture d’Houphouët qui est le dialogue. Mais elle a été suivie par Gbagbo qui disait «asseyons et discutons ».

(…) Aujourd’hui, l’opposition a accepté de participer à toute session du cadre permanent de dialogue. Nous avons été toujours là, mais ils ont amené des gens pour nous fâcher pour que nous puissions quitter. Il y a des gens qu’ils ont amenés parfois pour insulter des aînés à des réunions. Nous avons accepté tout cela à cause des Ivoiriens. Comment faire pour créer un cadre politique où les controverses et les contradictions, nombreuses dans un pays, comme dans les pays européens, peuvent se régler par la politique.

LA DÉMOCRATIE, VÉRITABLE SOLUTION À UN PROBLÈME POLITIQUE
Que ce soit le peuple qui choisisse celui qu’il veut pour le diriger. Et c’est la fonction fondamentale de la démocratie. Dans un langage précieux, on dira la démocratie absorbe les contradictions, pour ne pas que cela devienne antagonique. Il y a deux façons de régler un problème politique dans un pays et en Afrique, nous le voyons, ou c’est la violence ou c’est la démocratie. La seule façon d’empêcher les gens de penser, même en désespoir de cause, à la violence, c’est la démocratie.

Et les conditions de la démocratie doivent être égales, neutres pour tous. Nous constatons que la gouvernance des élections, c’est quelques-uns qui se l’attribuent, 96% à 98% des Cei locales sont aux mains du RHDP. Ce que l’on attendait de nous, c’est que nous boycottions ces élections. Je voudrais interpeller M. Ouattara pour lui dire que ses faucons le poussent droit dans le mur. Si nous laissions faire, toute la Cei serait aux mains du RHDP.

Si vous voulez que des gens participent à l’élection, ils n’iront pas participer à leur mort programmée. Quand nous regardons de près sans faire de polémique, il n’y a eu aucun point d’accord au cours des discussions. Nous avons appelé cela des convergences puisque ce sont des discussions où nous donnons et nous recevons. Il y a 7 points de convergences. Mais les points de désaccords, pour utiliser leur propre terme, il y en a 40.

UNE ÉLECTION DÉMOCRATIQUE, VÉRITABLE ARBITRE D’UNE PAIX DURABLE
J’ai pris mon temps pour compter et il y a 40 points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord. Il faut donc continuer à discuter pour que nous arrivions à quelque chose de raisonnable. S’il y a 40 points sur lesquels nous ne sommes pas d’accord, c’est qu’il y a un problème. A la fin des discussions, l’on nous envoie un papier dans lequel, l’on a enlevé tous les points sur lesquels nous avions des divergences.

Ils ont mis que nous sommes d’accord sur tout, ce n’est pas vrai. Nous ne pouvons pas être d’accord sur vos intérêt sinon ce n’est pas l’intérêt de la Côte d’Ivoire que nous visons. Nous voulons dire au président Ouattara que lui-même a dit qu’il souhaite une élection ouverte à tous. Qu’il fasse donc que tout le monde participe à ces élections. Faisons en sorte que les conditions de l’élection n’écartent pas des gens, les conditions des élections ne soient pas définies d’avance comme des appels d’offres.

On ne s’attribue pas des élections, les élections nous départagent. C’est ce que les gens doivent comprendre et la balle est dans le camp du RHDP. Faisons des discussions de haut niveau car l’arbitrage doit se faire à ce niveau. Dans un sursaut d’intérêt national pour l’intérêt national, M. Ouattara doit s’apercevoir que nous recherchons tous la même chose. Il faut que M. Ouattara se souvienne que nous étions ensemble et que c’est ensemble que nous avons trouvé les moyens pour qu’il soit candidat et aujourd’hui président.

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