06072020Headline:

Une rencontre d’explication et de clarification fixée jeudi au siège provisoire du Rhdp à Cocody entre Mabri et Ouattara

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara n’est pas très content en ces temps de covid-19 de l’attitude de son numéro 3 du Rhdp Mabri Toikeusse, par ailleurs, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Albert Mabri Toikeusse, au cours de ces dernières 72 heures, a réaménagé la direction de son parti (Udpci) en excluant tous ceux qui y sont soupçonnés proches de Gon Coulibaly, candidat du Rhdp à la future présidentielle. Il a ainsi remercié le vice-président Albert Flindé, le député de Divo Famoussa Coulibaly et bien d’autres. Cette décision est apparue comme une attitude de duplicité et de défiance à l’égard du Rhdp. Des voix s’étaient ainsi élevées pour dénoncer ce double jeu du député de Zouan Hounien (ouest montagneux).

Devenu très proche de Gon Coulibaly après de longues années de critiques les plus acerbes contre Ouattara et son épouse, l’activiste et chef d’un micro parti, Doumbia Major dans une adresse salée à l’encore président de l’Udpci, a appelé ce dernier à démissionner du Rhdp pour conduite incompatible.

Ce n’est pas tout. Lundi soir, l’on a appris que le président du Rhdp qui a regardé jusque-là, de loin, les agissements de son allié a décidé d’entendre lui-même celui-ci. Une rencontre d’explication et de clarification est donc fixée jeudi au siège provisoire du Rhdp à Cocody Vallon. Toutes les options devraient être mises sur la table y compris une démission de Mabri du gouvernement.

A moins de 7 mois du premier tour de la présidentielle, Ouattara qui a déjà porté son choix sur Gon ne veut pas de quelqu’un qui se comporte comme un caillou dans une chaussure. Il veut rebâtir la cohésion qui a du mal à se faire depuis la désignation d’Amadou Gon Coulibaly, le 12 mars 2020. Un choix qui a enrhumé les relations entre cadres du parti présidentiel.

Dans la foulée, Marcel Amon Tanoh avait rendu sa démission du ministère des Affaires étrangères.

Mabri est aussi accusé par beaucoup d’Ivoiriennes et Ivoiriens de ne rien faire sur le plan de la recherche scientifique au moment où les laboratoires du monde en entier sont en ébullition face à la pandémie du covid-19.

Au plan de la gestion de la crise actuelle, il lui est aussi reproché de laisser la lutte médicale contre le virus à son collègue de la Santé.

Les populations attendent plus d’activisme du Département de la Recherche scientifique, qui n’existerait que de nom.

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