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Une riposte graduée de l’Etat de Côte d’Ivoire/Après le show d’Hamed Bakayoko/ Les assaillants répondent par le feu

La belle opération de communication du nouveau ministre de la défense Hamed Bakayoko, jeudi 3 août 2017 à la Garde républicaine, a été suivie tard dans la nuit par une autre attaque par des individus armés dans la ville d’Adzopé à 105 km d’Abidjan.

Cela ne fait plus l’ombre d’un doute. Des hommes armés ont déclaré la guerre à l’Etat ivoirien et ce, depuis la nomination du nouveau ministre de la défense Hamed Bakayoko, mercredi 19 juillet 2017. Cette même nuit, des hommes armés ont attaqué l’école de police d’Abidjan. Le grappin mis sur les assaillants six jours plus tard, Une autre attaque a lieu à Azaguié, une troisième à Fresco et une quatrième à Adzopé dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 août. « Quand on voit le profil des personnes concernées et le nombre d’armes emportées, on peut dire, sans aucun doute, que ces attaques préparaient des attaques de plus grande envergure.», déclarait le ministre Koné Bruno au terme du Conseil des ministres du mercredi 26 juillet. Une crainte qui n’est pas à exclure au regard de la persistance de ces attaques.

Le mode opératoire

Face à la puissance de feu du régime d’Abidjan, décuplée après les mutineries répétitives initiées depuis janvier, les assaillants ont opté pour les petites villes de l’intérieur, moins dotées d’infrastructures militaires. Le modus operandi est le suivant : Des hommes armés de kalachnikovs entrent dans une ville à une heure tardive, entre deux et trois heures du matin en général. Dans leur schéma bien élaboré, ces quidams tiennent en respect les agents des forces de l’ordre (policiers et gendarmes), les neutralisent avant de les dépouiller. Ensuite, le cap est mis sur les établissements financiers, les entreprises et autres coopératives susceptibles de détenir des sommes importantes.

Qui sont les assaillants ?

De sources concordantes, ces fauteurs de troubles sont des soldats. A preuve, trois sur les cinq assaillants arrêtés par la police nationale, suite à l’attaque de l’école de police, étaient des soldats. A ceux-là, s’ajoutent des ex-combattants. Bien malin celui qui sait quelle main obscure se cache derrière ces attaques. Il n’empêche que la parfaite entente entre des soldats de rang et des démobilisés en vue de déstabiliser le pays à trois années de la présidentielle 2020 intrigue. Des attaques de grandes envergures ne sont point à exclure à en juger par les moyens matériels et financiers que ces assaillants amassent lors de leur forfaits.

Une riposte graduée de l’Etat de Côte d’Ivoire

Dans cette guerre asymétrique, la vigilance des forces armées de Côte d’Ivoire doit être de mise car les grandes villes ne semblent pour l’heure pas visées. Toutefois, les commissariats et autres postes de gendarmerie de l’intérieur du pays doivent être dotés de moyens en vue d’apporter une riposte graduée. Si milles caméras de surveillance sont annoncées à Abidjan, il devrait en être autant pour le reste du pays car la capitale ivoirienne ne fait pas à elle seule la Côte d’Ivoire. Ces attaques répétées ont le mérite de rappeler aux dirigeants ivoiriens la politique de décentralisation effective qui attend toujours d’être appliquée.

imatin

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