12062016Headline:

USA-élection présidentielle: les raisons de la defaite d’Hillary Clinton

hillary

7 chiffres et une statistique qui expliquent la défaite d’Hillary Clinton

Les chiffres tendent à démontrer que la victoire de Donald Trump est plutôt ordinaire, voire qu’il n’a pas gagné l’élection présidentielle: c’est Hillary Clinton qui l’a perdue.

La majorité des électeurs américains ont préféré Hillary Clinton au président élu. Elle a obtenu 235 000 votes de plus, pour 47,7% du vote (dans la moyenne des sondages à quelques jours du vote) contre 47,5% attribué à Trump.

 

C’est le nombre d’électeurs qu’ont perdu les organisateurs démocrates de 2016 pour leur candidat présidentiel par rapport à ceux de 2012, alors que Barack Obama était candidat à sa réélection.

 

Donald Trump, à titre de candidat républicain, a fait perdre 1,3 million de voix à son parti par rapport à 2012, alors représenté par l’éminent membre de l’establishment de la côte Est, le milliardaire et financier de Wall Street, Mitt Romney (alias «M. 47 %», parce qu’il avait été surpris en train de se plaindre que 47 % des Américains, la plupart des pauvres, ne payaient pas d’impôt fédéral)

Malgré l’intérêt exceptionnel qu’a suscité la campagne, illustré notamment par les records d’écoute des débats télévisés, le taux de participation est demeuré dans la moyenne des élections depuis 2000, soit 55,1 %. Et aussi sensiblement le même que par rapport à 2012 (à 54,9 %), une élection sans grand enjeu – la reconduction du président Obama pour un second mandat. 

Pour la seconde fois au cours des cinq dernières élections, les républicains reprennent le contrôle de la Maison-Blanche en ayant perdu le vote populaire.  Avant 2000 – la dernière fois que ça s’était produit – l’élection d’un président ayant perdu au vote populaire ne s’est produite que trois fois depuis 1789.

 

Avant le mur de Trump, il y avait le Blue Wall démocrate dans la Rust Belt, ces États du Midwest indispensables aux démocrates pour leur assurer la victoire. Seuls 108 000 votes, sur un total de 18 millions (- de 1 %) dans trois États du mur bleu perdus (Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin) ont fait la différence entre une victoire de Trump et une victoire de Clinton.

Troisième écart le plus serré de l’Histoire: seul 0,20 point de pourcentage sépare les deux belligérants. Ce qui explique pourquoi on s’est couché tard. Le 2e? Kennedy, en 1960 avec 0,17 %.  L’élection la plus serrée est celle de James Garfield en 1880 avec 0,09 % d’écart, soit 1900 votes.

Hillary Clinton a perdu quatre des cinq batailles s’étant soldées par une marge inférieure à 1,5 point de pourcentage. En termes de hockey, c’est l’équivalent de perdre quatre fois en tirs de barrage sur cinq.

webnews

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment