11242017Headline:

Vendredi, jour après la fête, Abidjan tourne au ralenti

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Lendemain de fête et fin de semaine oblige, la Côte d’Ivoire tourne au ralenti ce vendredi comme constaté par koaci.com.

Contrairement aux pays émergents qui grouillent de dynamisme et d’activités en permanence, ici l’heure est au refus catégorique de se rendre sur son lieu de travail tous corps de métier confondus, privé comme public et malheur à vous si vous aviez une urgence à gérer en ce lendemain de premier janvier.

Excuses de rareté de transport (taxi) ou réelles volontés arbitraires de passer un week end de 5 jours, nombreux étaient les clients ou concitoyens qui se sont retrouvés face à l’impossibilité de satisfaire à leurs besoins ou préoccupations.

“Suis venue au Plateau pour voir ma conseillère de banque, j’ai tenté depuis ce matin de l’appeler elle répondait pas et là je viens et on me dit qu’elle n’est pas venue au travail alors qu’elle le devait” témoignera Estelle, une commerçante désemparée à la sortie d’un établissement bancaire du centre d’Abidjan. Cette dernière précisera avoir mis plus de deux heures pour rejoindre le Plateau depuis Yopougon faute de moyens de transport. Sans solution alternative pour répondre à son urgence financière, elle se résignera à rentrer chez elle et patienter jusqu’à lundi comme conseillé par les gardiens à l’apparence compassionnelle.

Des cas similaires à celui rapporté, nous en relèverons à la pelle sans compter les appels de plaintes qui afflueront à notre niveau.

Au CHU de Cocody, on conseillera également aux patients de revenir ou de se rendre dans des cliniques. Au ministère du commerce, on refusera l’accès à ceux qui tenteront de s’y rendre, de même à la fonction publique, dans les mairies…

Contacté par l’intermédiaire de koacinautes plaignants, n’hésitant pas à nous transmettre les numéros de leurs contacts, un fonctionnaire du ministère de l’agriculture justifiera son absence par une excuse de problèmes familiaux, une commerciale d’une société d’assurance par un non retour de déplacement à Bassam… Tout semblait bon pour donner du sens à l’absentéisme professionnel.

En plus des jours fériés à foison qui pénalisent la dynamique économique du pays, rarement dans l’histoire récente de la Côte d’Ivoire nous aura été l’occasion de constater un tel degré de désinvolture face aux obligations professionnelles, un jour ouvrable lendemain d’entrée dans une nouvelle année.

Koaci

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