11202018Headline:

Victoire du candidat du Pdci aux municipales au Plateau: Akossi Bendjo depuis Paris « Moi j’ai semé et donc, j’ai récolté. C’est tout. Pour récolter, il faut semer ».

C’est au pied levé que nous avons interrogé l’ex-maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, samedi 27 octobre 2018, à Paris. Le Secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), chargé de la mobilisation et de l’organisation qu’il est, venait d’achever sa communication en sa qualité de parrain de « la grande conférence » de la Jpdci Paris-Îles de France.

Lors de votre prise de parole au cours de la grande conférence de la Jpdci-Paris Îles de France, vous avez révélé comment votre poulain, Jacques Ehouo, a gagné les municipales du samedi 13 octobre dernier au Plateau. Qu’est-ce que vous avez fait concrètement pour cette victoire ?

Noël Akossi Bendjo : Le Plateau est d’abord une famille. Nous avons créé une famille avec tous les habitants de tous les partis. Et, le candidat Ehouo, qui est jeune, qui est le député qui a déjà travaillé, a eu l’onction des militants et des populations. A mon absence, à la demande du président Bédié, il a représenté notre parti. Tout le monde s’y est mis et le travail de la famille a compté énormément pour faire élire le député Ehouo. C’est vraiment un travail d’équipe.

Qu’est-ce que vous avez fait à votre niveau pour cette victoire ?

Moi j’ai semé et donc, j’ai récolté. C’est tout. Pour récolter, il faut semer. J’ai donné beaucoup de conseils. J’ai essayé de mobiliser tous les militants du Plateau pour l’accompagner. C’est tout. Il a fait tout le reste.

Vous avez parlé tout à l’heure de l’implication des militants du Fpi et du Cojep. A quel niveau cela a été fait ?

C’est parce que c’est une famille. Le Plateau, c’est d’abord une famille quel que soit le parti. Et, comme cette famille est soudée autour des valeurs de tout ce que nous avons fait, tous les partis se sont impliqués. Le Cojep, le Fpi et même le Rdr s’est impliqué (dans la victoire d’Ehouo, Ndlr). Parce que les gens croient en ce que nous avons fait. C’était de bâtir une famille soudée, solidaire et qui pense d’abord au bien-être de chacun d’entre nous indépendamment des partis. C’est le secret du Plateau. C’est l’esprit de famille.

Que dites-vous des incidents qu’il y a eu avant la proclamation des résultats par la Cei ?

C’est malheureux. Nous pensons que dans un pays qui se veut démocratique, un pays de liberté, il faut que la voix du peuple soit entendue. À travers les urnes, le peuple s’est exprimé. C’est dommage que les Institutions ne suivent pas. Nous espérons tout simplement que ces choses-là vont être réparées pour les prochaines élections.

Est-ce-que vous ne regrettez pas de n’avoir pas été candidat pour ces élections-là au Plateau?

Non. J’estime que nul n’est indispensable. C’est un travail d’équipe. S’il y a un membre de l’équipe qui n’est pas là, on choisit celui qui peut le faire. Et je suis fier des populations, des cadres du Plateau, le Pdci et tous les partis qui se sont mobilisés pour soutenir quelqu’un qui fait partie de la famille. Et, un membre de la famille va prendre le flambeau pour continuer le travail que nous avons commencé.

Ehouo Jacques peut faire l’affaire, selon vous ?

Mais c’est un jeune. Il a 42 ans. À cet âge-là, il a déjà montré ce qu’il est capable de faire. Mais, c’est d’abord un travail d’équipe. Ce n’est pas un individu. C’est l’organisation qu’il y a autour de lui qui va lui permettre de poursuivre le travail que nous avons commencé.

Est-ce que vous ne craignez pas qu’Ehouo Jacques, après cette victoire, ait des problèmes quand on se réfère aux menaces du ministre d’Etat, ministre de la défense, Hamed Bakayoko, qui l’a clairement présenté comme un prisonnier en sursis en pleine campagne électorale pour les municipales au Plateau ?

Nous estimons que ce sont des interventions à l’occasion de la campagne. Nous pensons que la raison va faire que tout le monde va se mettre devant les réalités et la vie va se poursuivre normalement.

Mais les accusations contre lui dans la collaboration entre la mairie du Plateau et sa société Neg-Com sont suffisamment graves !

Ce sont des histoires, tout ça.

Mais quand allez-vous revenir au pays ?

Très bientôt.

Réalisée à Paris par SYLLA Arouna

linfodrome.com

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