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VIDEO -11 avril 2011: L’incroyable révélation d’un FRCI sur le premier jour de Gbagbo à l’hôtel du Golf-Lisez—

Commémoration du 11 avril 2011: L’incroyable témoignage d’un FRCI sur le premier jour de Gbagbo à l’hôtel du Golf

Selon un élément des FRCI qui resta à l’hôtel du Golfe durant la courte détention de l’ancien président dans cette enceinte étroitement surveillée, celui-ci avait catégoriquement refusé de s’entretenir avec Alassane Ouattara qui avait demandé à le voir.« Je n’ai rien à te dire après ce que tu as fait aux Ivoiriens ». Cette courte discussion avait montré à ce FRCI l’étendue du courage de l’ex-président. Et depuis, il le dit à qui veut l’entendre : “Gbagbo est trop courageux”

Lorsque les militaires français déboulonnent le lourd portail de la résidence officielle de Laurent Gbagbo, à Cocody les Ambassades, ce 11 avril 2011, ils y pénètrent d’abord avant de laisser ses accès aux FRCI. Ces derniers tirent à bout portant sur certains militaires et le ministre de l’intérieur Désiré Tagro, qui reçut la balle dans la bouche. Laurent Gbagbo, lui, est emmené à l’hôtel du golfe sous haute protection des FRCI surexcités. Il y retrouve son épouse dans l’une des suites de l’hôtel. L’ex-première dame est d’abord jetée dans le hall de l’hôtel où certains FRCI posent fièrement avec elle.

La cohue est immense autour des deux personnalités.Les journalistes français envahissent la chambrée et font vibrer les flashes de leurs appareils photos. « Je voyais Gbagbo de plus près. Un gaillard. Il peut avoir 1,8Om. Ce qui m’a marqué, c’est qu’il était étrangement calme. Il n’avait pas peur de nous même lorsque le commandant Mourou Ouattara le menaçait. Devant nous, on lui a envoyé une chemise. Il a enlevé celle qu’il portait et a enfilé la nouvelle. Le chef Wattao lui ferma les boutons puis il se rassit sur le lit de la chambre. Les cliquetis des flashes retentissaient de plus belle jusqu’à ce que le ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko demanda d’arrêter. Nous congédiâmes alors les journalistes. Moi je faisais partie de la garde autour de la chambre. On avait reçu l’ordre de ne laisser personne entrer. Je pense que les chefs craignaient qu’il se suicide et qu’ils soient accusés de l’avoir assassiné. Donc nous étions cinq personnes à monter la garde. La porte de leur chambre n’était donc pas fermée pour qu’on puisse intervenir en cas de situation incontrôlable ».

On était là quand il s’est lavé dans la douche. Nous étions sur nos gardes parce qu’en cas de suicide, c’était nous qui allions le payer auprès des chefs. Après, une femme de l’hôtel a apporté de la nourriture, des jus. Il a bu le jus et a pris quelques fruits. Safemme fit de même. Puis vers 20 heures, le brave-tchê vint dans la chambre avec ses plus proches collaborateurs. Ils entrèrent. Et le président Alassane Ouattara parla: « Laurent, tu vois où on en est à cause de ton entêtement. Il faut qu’on discute de la suite des événements ». Mais Gbagbo répliqua : « je n’ai rien à te dire après ce que tu viens de faire aux Ivoiriens ». Ce FRCI raconte qu’en ce moment précis, lui et les autres gardes étaient en arrière-plan par rapport aux personnalités qui étaient entrées dans la chambre du couple. Selon lui, en sortant, Alassane Ouattara a dit : « allons y, il l’aura voulu ! ».

Le lendemain, le couple fut séparé. On envoya Simone au nord du pays par hélicoptère. « Ce n’est que plus tard qu’on sut que c’était à Odienné », raconte-t-il. Gbagbo, lui, a été envoyé à Korhogo. «Nos chefs parlaient abondamment de ça en insistant sur le fait qu’il allait avoir à faire à Fofié qui faisait peur à la plupart des combattants ». L’ancien président de la république resta donc moins de deux jours à l’hôtel du Golfe. « Il ne semblait pas méchant. En tout cas, pas quelqu’un qui avait tué toutes ces personnes du nord. Un jour, un pote de mon unité m’expliqua que je devais faire attention à Gbagbo. Parce que si tu ne le connais pas, me dit-il, tu peux croire que c’est un homme bon. Mais moi, j’ai été impressionné par son courage. Et surtout, la manière dont il avait parlé au président Alassane. Cela montrait qu’il n’avait pas peur de lui ».

Trois ans ont passé et ce FRCI qui a été enrôlé dans la nouvelle armée version Ouattara raconte à qui veut l’entendre ce qu’il a vu à l’hôtel du golfe pendant ces 48 heures. Son point de vue sur l’ancien président, à l’inverse, n’a pas changé. Pour lui, Laurent Gbagbo est responsable de tout ce qu’on raconte sur lui et il est persuadé qu’Alassane Ouattara est la personne adéquate pour développer ce pays. Il estime également qu’il fut impossible que Gbagbo puisse gagner les élections devant lui. La seule chose qui l’émeut encore est le courage de l’ancien président. « C’est un homme qui n’a pas peur ! ». Peut-être sait-il que c’est ce qui lui valut le pseudonyme de woody de Mama ?

Source: Aujourd’hui

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One Response to "VIDEO -11 avril 2011: L’incroyable révélation d’un FRCI sur le premier jour de Gbagbo à l’hôtel du Golf-Lisez—"

  1. TSHILUMBA says:

    Laurent est un courageux président, digne fils de l’Afrique, le français dans leur complot de déstabilisation de l’Afrique devient le secret de polichinelle. Kadhafi est tué par ses méchant pour l’empêcher de neutraliser l’impérialisme occidental soutenu par des lâches indignes et traitres africains. Les occidentaux qui ne veulent pas voir l’Afrique lever la tête nous devons les empêcher dans les non violents mouvements.

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