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VIDEO/Depuis la CPI : Philipe Mangou : « Gbagbo n’est pas à sa place ici » et demande pardon

Au dernier jour de son audition devant la Cour pénale internationale (CPI), Philippe Mangou a été interrogé toute la matinée par l’équipe de défense de Charles Blé Goudé ce jeudi 5 octobre 2017. A cette occasion, il s’est prononcé sur la présence de Laurent Gbagbo dans le box des accusés.

Ex-chef d’Etat-Major des armées de Côte d’Ivoire, Philippe Mangou dit avoir œuvré pour éviter à Laurent Gbagbo un procès devant la Cour pénale internationale (CPI). A l’en croire, l’ex-chef d’Etat n’est pas à « sa place » à La Haye

Le général a fait ce commentaire ce jeudi 5 octobre 2017 lors de son interrogatoire conduit par la défense de Charles Blé Goudé. « Je sais où j’étais et je sais ou le président m’a envoyé. Je suis reconnaissant au président C’est pour cela que j’ai lutté de toutes mes forces pour qu’aujourd’hui on ne voit pas le président assis ici. Ce n’est pas sa place. Ce n’est pas sa place et j’ai lutté de toutes mes forces », a déclaré le témoin.

Au cours de cette audience, une vidéo montrant Philipe Mangou haranguer des jeunes pro-Gbagbo a été diffusée. Le témoin qui affirme pourtant qu’il savait que l’ex-président avait perdu les élections a rejeté la faute sur le Conseil Constitutionnel qui avait, à l’époque, déclaré Laurent Gbagbo vainqueur.

« Nous l’armée, notre boussole, ce sont les institutions à condition que ces institutions soient fortes et crédibles. Nous avons été induits en erreur par l’institution en laquelle nous croyons », a-t-il dit.

Ci-Après son témoignage : Les derniers mots de Mangou avant de quitter La Haye

Comme prévu, le général Philipe Mangou, témoin de l’accusation dans le procès de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale a achevé son témoignage ce jeudi 5 octobre 2017. Au terme de son audition, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon a lancé un message devant la Cour. Nous vous le proposons en intégralité.

« Je voudrais vous dire merci de m’avoir convié ici pour me permettre de dire ma part de vérité à l’opinion nationale et internationale et également à la Cour pénale internationale. Le faisant, monsieur le président, J’ai tout simplement dit ce que j’ai fais,  ce que j’ai vu et ce que j’ai entendu. Ce que les uns et les autres ont dit (…). Je l’ai fais non pas pour faire condamner qui que ce soit parce que la vérité soit sue de tous parce que la Côte d’Ivoire a besoin de tous ses enfants.

Je l’ai fait pour que la vérité soit sue de tous pour que chacun puisse tirer profit de tout ce qui a été dit ici afin que que plus jamais, plus jamais, plus jamais notre pays ne tombe dans les abimes de l’histoire.

Je l’ai fait monsieur le président, sans contraintes, en toute liberté et en évitant de me camoufler. Parce que, quelqu’un l’a souligné dans cette salle, quand on n’a rien fait, on n’a pas peur de la justice, moi je dirais, quand on a la vérité à dire, je ne cache pas. Je voudrais demander avec votre autorisation, ce n’est pas politique et très respectueusement en me mettant sous votre couvert, monsieur le président, demander pardon au nom de toutes les Forces de défense et de sécurité que j’ai eu l’insigne honneur de commander et en mon nom personnel, demander pardon à toute la communauté ivoirienne pour tout le désagrément que nous avons pu causer lors la crise post-électorale.

Souhaiter nos sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu un être cher et un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés. Je vais terminer là tout en demandant, monsieur le président, que Dieu vous bénisse, bénisse mesdames et messieurs les membres de la Cour, bénisse le président Gbagbo et mon frère Charles Blé Goudé et demander au seigneur, monsieur le président, de vous inspirer pour que le moment venu, il puisse vous accorder la sagesse de Salomon, je vous remercie ».

linfodrome

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