11222017Headline:

VIDEO/Révélations très grave d’un ex-commando invisible d’ IB: «Entre Ouattara et Soro un doit mourir», prédit Sanogo Ousmane Kader

Sanogo Ousmane Kader se présentant comme un ‘’ex compagnon d’Ibrahim Coulibaly dit IB’’ ancien chef du commando invisible qui a perpétrés dces massacres dans la commune d’Abobo en 2010 et dont il a été lui-même membre, fait des graves révélations sur la suite des évènements politiques qui pourraient endeuiller à nouveau la Côte d’Ivoire.

Il était reçu sur le plateau de l’émission Le grand déballage d’une chaîne de télévision privée où il a profité pour faire l’historique de la rébellion de 1999 à la crise post électorale de 2010 qui a vu la victoire militaire d’Alassane Ouattara sur le président démocratiquement élu Laurent Gbagbo. Auteur de ‘’La difficile succession de ADO’’ un ouvrage de 70 pages édité par les Editions Sidwaya, Sanogo Ousmane Kader a fait une mise au point à la demande du journaliste qui voulait savoir si son ouvrage n’est pas « un règlement de compte ». « Je pense que s’il s’agissait d’un règlement de compte, ce n’est pas humain et ce n’est pas responsable. » A recadré M. Sanogo Ousmane pour tranquilliser son interlocuteur.

Avant de poursuivre : « Aujourd’hui, il y a un pays qui est sorti d’une crise, c’est ce que vous pensez. Mais moi je sais que mon pays n’est pas sorti de crise. Vous savez, on ne sort pas de dix (10) années de guerre comme çà, comme on sortirait d’un chawarma d’où on vient de manger. Ce n’est pas facile, ce n’est pas comme cela. » A analysé Sanogo Ousmane Kader.

L’ancien compagnon de terreur d’Ibrahim Coulibaly alias IB ne s’arrête à cette analyse de la situation politique ivoirienne. Les perspectives politiques ivoiriennes, à moins de trois ans de l’élection présidentielle donnent froid dans le dos.

« Je pense que mon pays va inexorablement vers une autre crise si nous n’en prenons garde. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même situation où le Burkina Faso se trouvait en 1983 entre Blaise Compaoré et Thomas Sankara, où l’un devait mourir. La Côte d’Ivoire se trouve malheureusement dans cette situation où entre Alassane Ouattara et Soro Guillaume un doit mourir. Parce que, je ne vous dis rien, vous entendez les échos. Chaque jour le climat politique devient délétère dans mon pays. Ce que j’ai prédit lors de la dédicace de mon livre à Sidwaya, les gens n’ont pas voulu accepter cette triste réalité. Mon roman a été censuré, il y a eu des tentatives (de l’empêcher de paraître, ndlr) mais aujourd’hui, la vérité est là. Je pense que j’ai eu raison et l’histoire ne retient que ces éléments importants. Tous les observateurs, sur internet et même ici au Burkina Faso, ont compris que j’avais dit la vérité. Parce que j’avais annoncée la crise qui devait éclater entre Alassane (Ouattara chef de l’Etat) et Soro (Guillaume président de l’Assemblée nationale). C’était le 28 avril (2017). Et si vous allez sur le Net, je crois le Burkina Infos ou un journal en ligne, vous allez voire encore ma déclaration où je prédisais ces soulèvements (mutinerie dans l’armée de mai 2017, ndlr). »

Sanago Ousmane Kader est un habitué des déclarations fracassantes. Le mardi 18 juillet 2017, à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau où il présentait son ouvrage ‘’La difficile succession de ADO’’, l’auteur s’était fendu de révélations sur « le vrai père de la rébellion ivoirienne ». Citant nommément feu l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi d’être le vrai financier de la rébellion du nord ivoirien. A cette conférence de présentation de son livre, Sanogo Ousmane Kader disait précisément :

« Le père de la rébellion ce n’est pas Alassane Ouattara. Celui qui a créé la rébellion s’appelle Kadhafi. C’est Blaise Compaoré qui a pris IB pour aller voir Kadhafi et il a présenté la situation en Côte d’Ivoire de cette façon : ‘’Les chrétiens du sud ne veulent pas voir les musulmans qui sont au nord. Ils ne veulent pas qu’ils soient candidats aux élections présidentielles. (…).″ Quand Kadhafi a entendu ça, il a d’abord donné 60 milliards puis 100 milliards à Compaoré pour financer la rébellion », avait ainsi révélé Sanogo Ousmane Kader « le vrai père de la rébellion selon lui, le mardi 18 juillet à la Maison de la presse d’Abidjan (MPA).

C’est sûr que Sanogo Ousmane Kader en sait beaucoup sur les intrigues du palais d’Abidjan. Ses dernières déclarations à l’émission ‘’Le grand déballage’’ ont le chic de confirmer l’inquiétude des populations ivoiriennes à trois ans de l’élection présidentielle qui selon la date constitutionnelle aura lieu en octobre 2020. Les Ivoiriens et les observateurs qui scrutent le moindre frémissement sociopolitique savaient déjà qu’il y a embrouille entre le camp du chef de l’Etat Alassane Ouattara et celui du président du parlement Guillaume Soro. Mais quant à savoir si ces deux clivages en arriveront à la prise des armes soit pour écarter l’un et se maintenir au pouvoir ou soit pour dégager l’autre pour y accéder, c’est une autre réalité.

Par S.A-G

Source: letempsinfos.com

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