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Violence contre les femmes: La député Yasmina Ouégnin, en première ligne, s’exprimant en présence de plusieurs députés venus soutenir son initiatives.

La Permanence du député de Cocody abrite depuis le dimanche 25 novembre jusqu’au 10 décembre prochain, plusieurs activités et réflexions dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre. Ces activités ont été initiées par la députée et des organisations féminines dans le cadre de la Journée mondiale dédiée à ce fléau.

Elle n’a pas voulu rester indifférente et laisser passer la Journée du 25 novembre 2018 dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes dans le monde. La députée de Cocody, Yasmina Ouégnin et des femmes de sa commune organisées autour d’elle, ont tenu à marquer cet événement. En partenariat avec la représentation ivoirienne de Onu-Femmes, elles ont lancé une révolution Orange, depuis le dimanche 25 novembre soir, pour mobiliser l’opinion contre les violences faites aux femmes.

Intitulée ‘’16 jours d’activismes contre les violences basées sur le genre’’ et portant sur le thème : ‘’Ecoutez-moi aussi’’, cette révolution Orange consiste, d’ici le 10 décembre 2018, à mener plusieurs activités pour interpeller et sensibiliser les populations, mais également envisager des actions concrètes pour mener la bataille contre le les faits décriés.

« Orangeons la Côte d’Ivoire, mobilisons des fonds pour la lutte contre les violences faites aux femmes ». Telle est l’action en cours qui, selon Mme Constance Kouamé Bi, porte-parole du collectif des femmes en charge de l’organisation, va conduire à plusieurs étapes dont des échanges sans tabou sur les violences basées sur le genre, des cours de self-défense, des écoutes privées, et même la célébration inclue de la Journée mondiale du Sida attendue le 1er décembre 2018.

Ayant choisi sa permanence pour quartier général de toutes une série d’activités, l’honorable Yasmina Ouégnin s’est engagée, elle-même au-devant des initiatives, pour jouer pleinement sa partition afin de donner un sens à ces 16 jours déjà entamés. Elle a présenté le tableau de ces journées, en présence d’un parterre de personnalités composées notamment de pairs députés, mais aussi d’experts, notamment des médecins, juristes, psychologues et autres, qui ont pris part au lancement. « Chaque soir, pendant les 16 jours, nous aurons des thématiques animées par des experts à partir de 17h30. Il y a de nombreuses femmes victimes de violences qui sont prêtes à venir témoigner et des psychologues qui sont prêts à les écouter », a indiqué la parlementaire, qui a lancé un appel à tous les experts bénévoles qui voudraient bien apporter bien apporter leur soutien à l’action engagée.

L’élue de Cocody a également invité les populations à se mobiliser à sa permanence pour prendre part à ces journées, en dénonçant des cas de violences subies ou connues dans leurs milieux. Au passage, elle a partagé son opinion sur le premier panel organisé autour du thème de la mobilisation : ‘’Ecoutez-moi aussi’’. La député, saisissant au bond, une intervention des panélistes du jour, a préconisé la formation des forces de sécurité sur la problématique des violences basées sur le genre, ainsi que les magistrats qui, parfois, accorde facilement la liberté à des bourreaux.

En effet, Me Tapé, avocate, qui participait au panel, a donné des exemples de cas qui s’arrêtent toujours par des arrangements au niveau des commissariats, les victimes arrivant rarement devant les juridictions pour des jugements effectifs afin de sanctionner les bourreaux. Aussi, a-t-elle souhaité, pour dissuader d’éventuels bourreaux, que les affaires portant sur les violences basées sur le genre, aillent jusqu’au bout des jugements pour condamner sévèrement leurs auteurs.

A ses côtés, Mme Madeleine Oka, Responsable du programme Onu-Femmes, a livré des chiffres ahurissants sur plusieurs cas de violences faites aux femmes en Côte d’Ivoire. Précisément, en ce qui concerne les viols, mais aussi les mutilations génitales, une pratique qui a encore cours dans certaines régions du pays.

Dr Ismaël Sanogo, médecin – psychiatre, lui, édifiera le public qui a effectué le déplacement sur les conséquences et les voies de suivi des personnes victimes de violences basées sur le genre, ainsi que l’impact de façon globale sur la société.

Dans l’ensemble, les panélistes ont insisté sur la coercition par la loi, mais également l’application effective de ces lois, en comptant sur l’audace des victimes pour dénoncer les bourreaux. Car, nombreuses sont celles se renferment et se laisser ronger, se refusant de s’exposer au public par crainte d’éventuelle stigmatisation.

En définitive, après les 16 jours d’interpellation de l’opinion, pour le député Yasmina, la lutte contre les violences basées sur le genre, devra rester un combat permanent à mener sur toute l’année pour une société plus égalitaire entre les Hommes.

F.D.BONY

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