05252017Headline:

violentes manifestations de Bouaké: La vérité que le ministère Hamed Bakayoko cache aux ivoiriens

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Récents événements de Bouaké: La vérité que Hamed Bakayoko cache aux ivoiriens

De violentes manifestations des populations avaient émaillé la ville de Bouaké pour exprimer leur mécontentement suite aux factures exorbitantes de l’électricité. La suite nous la savons tous. Casses et pillages de certains établissements publics nationaux, mais aussi saccage de domiciles et bureaux des élus locaux. Peu à peu les secrets sur la gestion de cette crise livre des secrets. Les éléments de la police ont manqué de gaz lacrymogène et ont eu un dispositif à controverse.

Les policiers ont manqué de gaz lacrymogènes

La partie cachée de cet iceberg, c’est la grosse responsabilité du ministère de l’intérieur et de la sécurité dans la gestion de cette folle journée à Bouaké. Tôt le matin, lorsque les évènements éclatent, les éléments de la police nationale de la ville prennent position devant les sièges de la compagnie ivoirienne d’électricité car la cible principale des casseurs. A Dougouba, les policiers du commissariat dudit quartier sont mis à rude contribution par des jeunes en colère. Ils vont défier les forces de l’ordre durant une demi-heure. Ils sont repoussés mais n’abdiquent pas. Leur détermination va payer puisqu’au bout d’une demi-heure, les policiers vont être à cours de gaz lacrymogène. Face aux jets de pierres et à la détermination des jeunes à découdre avec eux, ils vont replier dans le centre-ville livrant ainsi le siège de la CIE aux casseurs. Au district de police, les éléments du commissaire Touré Maurice vont s’enfermer dans la cour du commissariat avant de se sauver abandonnant des éléments des FRCI venus à leur rescousse. Ces derniers seront exfiltrés in-extrémis par un véhicule de guerre venu en urgence de la troisième région militaire. Plusieurs échanges téléphoniques ont eu lieu entre la hiérarchie militaire et de la sécurité d’une part et les responsables de la sécurité basés à Bouaké. Abidjan promet d’apporter un appui matériel le plus rapidement possible pour combler le déficit criant  de matériel des éléments de la police à charge du maintien d’ordre. Les responsables de la sécurité et militaire envisagent d’apporter une quantité de gaz lacrymogène par hélicoptère. Heures après heure les policiers ont attendu en vain, l’hélicoptère sensé convoyer du matériel pour renforcer le maintien d’ordre n’arrivera jamais.

Défaillance du dispositif de la police ?

Lorsque les velléités  de vandalisme se font menaçantes, les éléments de police mettent en place un dispositif. Ils quadrillent uniquement les agences de la CIE. Pourtant, le quartier du Commerce situé au centre-ville est le quartier des affaires. Il regorge de plusieurs édifices commerciaux (banques, super marchés, magasins), bâtiments administratifs. Il aurait fallu pour les éléments de la police avec pour mission première, le maintien d’ordre, selon un expert en sécurité, former un bouclier autour du quartier chic afin d’empêcher les manifestants d’y pénétrer. Après avoir mis à sac les agences de la CIE de Dougouba, certains manifestants ont mis le cap sur le Commerce en évitant l’accès principal où était dressé un check-point de la police.

Une cellule de coordination mise en place lors des évènements comprenant les forces de sécurité et les FRCI, dirigée par le commandant de la troisième région militaire a été percutante sauf que le manque avéré de matériel de maintien d’ordre a déjoué le plan. Malgré ce fait, les FRCI ont été présentes sur le terrain de manière efficace.

Pierre Alain

africanewsquick

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