09162019Headline:

Vœux du nouvel an :Blé Goudé aux Ivoiriens:”De mon exil forcé au Ghana à la prison de la Haye..nous rentrerons chez nous auprès de vous »et.

“Pour se réconcilier, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils”

Charles Blé Goudé reste optimiste quant à son retour et celui de son mentor, l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Dans un message adressé aux Ivoiriens à l’occasion du nouvel an, l’ex-patron de la galaxie patriotique dit ne garder aucune rancune et exhorte les Ivoiriens au pardon et à concevoir l’avenir avec beaucoup de détermination.

Les vœux du Ministre Charles Blé Goudé :

Voici 2018, qui comme un nouvel horizon se dévoile.
En ce début d’année, je voudrais sacrifier à la tradition pour vous formuler mes vœux de voir votre vie s’illuminer de santé, de bonheur et surtout de paix intérieur.

C’est aussi l’occasion pour moi, de partager avec vous, l’espoir que je nourris pour une Côte d’Ivoire future. C’est certes, la septième année consécutive que les circonstances de la vie me contraignent à rester momentanément loin de vous mais, de vous, je me sens toujours si proche à travers nos valeurs et nos objectifs communs.

De mon exil forcé au Ghana à la prison de Scheveningen,
à La Haye en passant par quatorze Mois de détention en isolement à la DST en Côte d’Ivoire, mon combat pour mon pays demeure le même.
Il s’articule toujours, autour des valeurs du pardon, de tolérance, d’ouverture et de rassemblement qui sous-tendent un état de droit et une justice pour tous.

À ses valeurs cardinales, nous devons demeurer fidèles. Les difficultés actuelles auxquelles nous sommes confrontés, ne doivent en aucun cas, constituer pour nous un prétexte de vengeance, de défiance encore moins de désespoir.

Sur le chemin de notre projet, aucun coup aussi violent eut-il été, ne doit nous pousser à y renoncer ni à nous en éloigner. Cette chaîne de fer devrait plutôt être une source motrice de notre engagement pour une Côte d’Ivoire éprise de liberté, de paix, de pardon et de tolérance.

Partout nous devons combattre le repli sur soi, le sectarisme et la robotisation de la pensée. Jamais nous ne devons laisser la querelle prendre le dessus de notre combat. Fidèle à notre idéal démocratique, il nous faudra cultiver et encourager le débat contradictoire et permettre même au plus petit d’entre nous d’exprimer son point de vue.

Dans les années à venir, c’est ce pacte social que mes camarades et moi nous souhaitons signer avec les ivoiriens dans leurs diversités et dans leurs différences.

Ensemble nous devons nous battre pour changer ce vieux logiciel politique et cette oligarchie qui se nourrissent des divisions entre Ivoiriens. Nous devons travailler à dissiper les peurs pour rassurer nos concitoyens.

Il sera aussi de notre devoir de panser les plaies profondes de ceux d’entre nous qui se sentent blessés dans leurs chairs et dans leurs âmes.

Mes chers compatriotes,
Ceux qui nous ont éloignés, le Président Laurent Gbagbo et moi de la scène politique ivoirienne pour se satisfaire de victoires sans compétition ne rendent pas service, ni à la démocratie, ni à la Côte d’Ivoire.
S’ils aiment vraiment la Côte d’Ivoire, je les invite à revoir leurs copies. Car pour se réconcilier, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils.
C’est le lieu de vous rassurer que mon codétenu le Président Laurent Gbagbo et moi, le voyage qui nous a conduits à la CPI ne sera pas un voyage sans retour.
Contrairement à ce que distillent sciemment nos adversaires politiques, ce sera un voyage aller-retour.
Le Président Laurent Gbagbo et moi, nous rentrerons chez nous, auprès de vous. Dans nos bagages de retour, nous n’aurons aucun projet de vengeance. Bien au contraire, en rentrant chez nous, le Président Laurent Gbagbo et moi, nous nous emploierons à expliquer à ceux qui ne l’auraient pas encore compris que faire la paix entre ivoiriens n’est pas une option mais plutôt un impératif pour notre jeune nation.
Mes chers compatriotes,
Il peut arriver que la vie nous mette à genoux, mais nous pouvons choisir ou refuser de nous mettre debout.
Du fond de ma cellule, j’ai choisi, avec vous, de me mettre debout.

Essuyez donc vos larmes et regarder l’avenir avec beaucoup de détermination.
Le temps n’est plus à pleurer ni à s’attrister car des lendemains qui chantent, la Côte d’Ivoire en connaitra. Et ses filles et fils retrouveront à nouveau le sourire et la joie perdus

Bonne et heureuse année 2018
La Côte d’Ivoire est un TOUT qui a besoin TOUS.

Le Ministre Charles Blé Goudé
Homme politique
En détention préventive à La Haye

linfodrome

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