10302020Headline:

Voici pourquoi Bensouda s’oppose encore à la liberté provisoire de Gbagbo

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L’occasion était sans doute trop belle pour ne pas en profiter. Fatou Bensouda, Procureure de la Cour pénale internationale (Cpi), a évoqué la volonté de certains cadres du Front populaire ivoirien (Fpi) de faire de Laurent Gbagbo, le prochain président de leur parti pour justifier la nécessité de son maintien en détention à La Haye.

« Le Procureur note que le Fpi a créé un comité chargé de la “Coordination des actions pour la libération du président Gbagbo”. Le Secrétaire national a été nommé en août 2014 pour présider ce comité (…). Selon un rapport des médias, lors d’une réunion tenue dans le village de M. Gbagbo à Mama, plus de 40 secrétaires fédéraux du parti ont proposé la désignation de Laurent Gbagbo en tant que président du parti lors du prochain congrès, et également en tant que candidat pour la présidentielle de 2015 (…). Le Procureur observe également que le Fpi a publiquement et politiquement plaidé pour la libération de M. Gbagbo. Le Procureur soutient qu’une telle influence politique sur le processus judiciaire est inappropriée et que des considérations politiques ne devraient pas être perçues comme pertinentes pour la question judiciaire du maintien en détention de M. Gbagbo. L’Accusation soutient qu’en vertu de l’article 58 (1) (b) (i) et (ii) du Statut de Rome, le maintien en détention est nécessaire », a indiqué Fatou Bensouda dans un document de 6 pages écrit en anglais daté du 20 octobre 2014 qui a été publié hier, mardi 28 octobre par la Cour.

Le communiqué qui vise à exposer ses soumissions sur la prochaine audience devant statuer sur la détention ou non de Laurent Gbagbo, se prononce également sur la crise au sein du Fpi pour justifier l’influence du détenu de la prison de Scheveningen. « Dans sa dernière communication, l’Accusation a fait remarquer que le Fpi n’a pas coupé ses liens avec M. Gbagbo. L’Accusation a récemment observé la couverture par la presse de luttes intestines au sein du Fpi entre les “caciques” et ceux qui sont pour une participation au processus politique et à la réconciliation (…). En Août 2014, le président du Fpi a annoncé que le Fpi se joindrait à la Commission électorale indépendante, en vue de la présidentielle prévue en 2015. Cependant, l’annonce a été rejetée au sein du Fpi et, le 13 Septembre 2014, le Fpi a voté le retrait de la Commission. Une partie des caciques a décrit les efforts du prés (…)

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