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Yamoussoukro-TAC: Voici l’intégralité du discours de Ouattara

L’intégralité du discours du président Alassane Ouattara lors, de la Conférence du sommet du Traité d’Amitié et de Coopération ivoiro-burkinabè vendredi, à Yamoussoukro.

Monsieur le Président du Faso, cher frère ; Monsieur le Vice-Président ; Messieurs les Premiers Ministres ; Mesdames et Messieurs les Ministres des Gouvernements burkinabè et ivoirien ; Monsieur le Gouverneur du District Autonome de Yamoussoukro ; Monsieur le Préfet de la Région du Bélier ; Monsieur le Maire de Yamoussoukro ; Mesdames et Messieurs les Elus ; Mesdames et Messieurs les Autorités administratives de Yamoussoukro ; Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président, cher frère, nous sommes très heureux de votre présence parmi nous aujourd’hui, à l’occasion de la septième session de la Conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération ivoiro-burkinabè.

Cette réunion, qui se tient à quelques jours du dixième anniversaire de cet instrument majeur, signé le 29 juillet 2008, est le témoignage du lien fort qui unit nos deux pays.

Dix ans d’un traité qui a su s’adapter aux contraintes des différentes époques et qui, j’en suis convaincu, portera encore

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pendant longtemps, notre ambition en faveur du développement de nos pays et du bien-être des peuples ivoirien et burkinabè.

Nous pouvons légitimement être fiers du chemin parcouru dans notre quête inlassable d’intégration et dans la mise en œuvre des Accords, des programmes et des chantiers prioritaires, qui répondent aux préoccupations de nos populations grâce à une plus grande synergie entre nos deux économies.

Je voudrais me réjouir du bon fonctionnement du Comité de Suivi et d’Evaluation du Traité d’Amitié et de Coopération, co-présidé par nos Ministres des Affaires Etrangères, ainsi que de la concertation permanente entre les Chefs de Gouvernement burkinabè et ivoirien.

Les résultats des travaux de nos Experts, des Ministres, sous l’autorité de nos deux Premiers Ministres, par leur qualité et leur pertinence, faciliteront nos présentes assises.

Monsieur le Président, cher frère,

Mesdames et Messieurs,

Les enjeux de cette septième Conférence au sommet sont liés à la réalisation des décisions et des directives que nous avons prises, ensemble, lors de la 6e Conférence au sommet, en juillet 2017 à Ouagadougou.

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Des avancées notables sur certains projets que nous allons examiner, sont à souligner. Je voudrais citer en particulier :

– le projet de l’Autoroute Yamoussoukro – Ouagadougou, dont les travaux ont démarré depuis le 02 Octobre 2017 sur la section Yamoussoukro – Tiébissou, et dont le financement est acquis pour le tronçon Yamoussoukro – Bouaké, ainsi que les études achevées sur certaines des sections ;

– l’augmentation de la fourniture d’électricité au Burkina Faso, avec pour objectif d’atteindre les 90 MW, avant la fin de cette année ;

– les efforts consentis sur la question de la fluidité routière sur le corridor Abidjan – Ouagadougou, avec la réalisation du Poste de Contrôle Juxtaposé (PCJ) de la Léraba, ainsi que l’accroissement de l’efficacité des procédures du commerce et du transit ; – l’opérationnalisation du Fonds d’Amitié et de Coopération Ivoiro-Burkinabè pour l’Insertion des Jeunes (FACIBIJ), avec le décaissement de 100 millions de F CFA par chacun de nos Etats, en faveur des jeunes dans des projets à potentiel immédiat, créateurs de richesses et d’emplois. Les secteurs prioritaires privilégiés étant l’agro pastoral, le commerce

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transfrontalier des produits locaux, l’artisanat et les services ; – la participation d’une délégation burkinabè de haut niveau, conduite par le Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques et le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, à la 4e édition du Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA 2017), qui s’est déroulée du 17 au 26 novembre 2017 à Abidjan. – Le Forum des investisseurs burkinabè et ivoiriens tenu, à Yamoussoukro, le 26 juillet 2018.
Monsieur le Président,
S’il convient de saluer les faits majeurs que je viens de mentionner, nous devons toutefois déplorer quelques lenteurs dans la mise en œuvre de certains projets identifiés lors de nos sessions précédentes. Il s’agit notamment :
– du projet de réhabilitation de la ligne du chemin de fer Abidjan – Kaya et son prolongement jusqu’à Tambao ; – des travaux devant aboutir à la matérialisation de la frontière ; – du projet relatif à la gestion des personnes évacuées du Mont Péko.
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Fort de ce constat, j’invite les Gouvernements de nos deux pays à tout mettre en œuvre afin d’accélérer la réalisation de ces projets.
Les progrès remarquables que nous avons accomplis, ensemble, dans le cadre du TAC, ainsi que les opportunités que nos économies offrent aujourd’hui pour notre jeunesse, ne doivent pas nous faire oublier la situation sécuritaire préoccupante de notre région et la menace qu’elle fait peser sur nos acquis.
A cet égard, je voudrais saluer les efforts importants et les résultats obtenus chaque jour par votre pays, dans le cadre de la lutte sans merci contre les groupes terroristes, ainsi que votre rôle et votre action au sein du G5 Sahel.
La sécurité doit devenir une priorité de notre agenda commun, et nous devons continuer de renforcer notre coopération en matière d’échange d’informations et de renseignements, afin de garantir la paix et la sécurité à nos populations.
La Côte d’Ivoire, dans le cadre de son mandat et de sa prochaine Présidence du Conseil de sécurité des Nations unies, poursuivra ses efforts en faveur d’une plus grande mobilisation et d’un soutien ferme des grandes puissances et des Nations unies aux opérations de paix de l’Union Africaine et du G5 Sahel.
Monsieur le Président, cher frère,
Mesdames et Messieurs,
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J’ai foi qu’ensemble, nous saurons, une nouvelle fois, définir de nouvelles priorités à notre coopération, que nous voulons davantage tournée vers plus de croissance et de solidarité.
La prochaine décennie de notre Traité d’Amitié et de Coopération devra aussi être, celle de l’affirmation dans nos pays, des valeurs indispensables à la construction de Nations prospères et stables, et celle de l’enracinement de la démocratie dans nos deux pays et dans la sous-région ouest-africaine. Nous devons également la consacrer à notre jeunesse et à la création d’opportunités dont elle a besoin pour être plus performante et mieux préparée pour rester dans nos pays et faire face aux défis du monde.
Monsieur Président, cher frère,
Monsieur le Vice-Président,
Messieurs les Premiers Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
C’est dans cet esprit de fraternité et de convivialité qui a toujours caractérisé nos retrouvailles, que je déclare ouverts les travaux de la 7e Conférence au sommet du Traité d’Amitié et de Coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

 

afrique-sur7.fr

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