06232017Headline:

Yapi Christophe veut mettre fin à la crise dans l’agrobusiness en Côte d’Ivoire…

 

Patron d’une des plus grosses sociétés d’ agrobusiness en Côte d’Ivoire, M. Yapi Christophe est en négociation avec le gouvernement pour régler la crise qui secoue le secteur.

L’homme d’affaires ivoirien contre qui a été lancé un mandat d’arrêt international le 30 janvier 2017 veut faire cesser ce conflit qui l’oppose à l’État et qui a déjà conduit certains de ses proches en prison.

Yapi Christophe veut mettre fin à la grise dans l’ agrobusiness en Côte d’Ivoire

Pour la défense de ses intérêts, M. Christophe Yapi n’a pas fait dans la demi-mesure. Il a confié sa défense au célèbre cabinet d’avocats français et israéliens Abitbol Associes, spécialisé en droit des affaires, situé Avenue Victor Hugo, dans le très chic quartier du 16e arrondissement de Paris. Loin de vouloir s’engager dans une guerre avec le gouvernement ivoirien, il recherche une solution convenable aux autorités pour l’intérêt de ses nombreux souscripteurs.

Son équipe de défense, selon nos informations, est en train de préparer une offre au gouvernement de Côte d’Ivoire. L’homme d’affaires qui n’a jamais vraiment fui ses responsabilités se dit prêt à s’engager à rembourser l’argent de tous ses clients dans un délai très court de trois mois environ. En échange, les poursuites hâtives engagées contre lui et ses collaborateurs par le gouvernement ivoirien devront être abandonnées.

M. Yapi Christophe est accusé de faire du ponzi, système d’escroquerie inventé par l’italien du même nom Charles PONZI. Celui-ci consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds collectés auprès des nouveaux entrants. Avec sa proposition, il place ainsi l’État ivoirien au pied du mur. Il souhaite bénéficier d’une nouvelle autorisation d’exercer avec interdiction cette fois d’enrôler de nouveaux souscripteurs. Ainsi, si son système est réellement du Ponzi comme le croient les autorités, il s’effondrerait de lui-même au bout du délai demandé pour rémunérer tous ses souscripteurs.

Il faut savoir que le remboursement des souscripteurs par l’État ne se passe pas comme prévu. Plus de 2000 clients qui se sont fait enrôler au trésor d’Attécoubé par exemple n’auraient pas leurs noms sur la liste des personnes devant se faire payer. Avec l’offre de M. Yapi Christophe, les remboursements seraient faits à partir des listes dont dispose l’entreprise MonHévea et qui sont hébergées sur des serveurs privés hors de Côte d’Ivoire.

Si Abidjan n’a pas de raisons inavouées dans cette affaire, l’offre de Yapi Christophe, leader de l’ agrobusiness en Côte d’Ivoire, devrait être acceptée.
Nous y reviendrons.

EB

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