10222017Headline:

Yopougon assiégé, quand les ‘‘Microbes’’ pillent et tuent,

Claudia Costa2

Ils avaient provoqué des vagues de psychose au sein des populations avec leurs actes atroces. Mais au moment où l’on croyait que la détermination des autorités traduites par de nombreuses arrestations avaient eu raison du phénomène, les ‘‘microbes’’ se signalent de nouveau. Ces derniers jours, ils sont devenus très virulents à Yopougon, où une jeune fille de 23 ans a été tuée.

Depuis l’exécution du célèbre ‘‘Zama’’, présumé chef des ‘‘Microbes’’ d’Attécoubé en mai dernier, ces jeunes délinquants organisés en bande qui agressent et tuent à coups d’armes blanches, avaient disparu de la circulation. Dans certains quartiers d’Abidjan où ils sévissaient atrocement, les habitants leur avaient déclaré une guerre sans merci. Pour combattre ces ‘‘dangers publics’’, certains se sont constitués en groupes de vigilance.

C’est le cas à Abobo où armés de machettes et autres armes blanches, des braves gens arpentent nuitamment les ruelles sombres des quartiers, à la recherche de ces criminels qui terrorisent les populations.

Visiblement contrés par cette offensive, les ‘‘Microbes’’ ont jeté désormais leur dévolu sur la commune de Yopougon.

Dans la soirée du mardi aux environs de 21 heures, nous étions à Yopougon-Niangon précisément dans le quartier appelé ‘‘Maroc Antenne’’ quand nous avons été témoins d’une débandade générale provoquée par la descente musclée d’un groupe de jeunes assimilés à des ‘‘Microbes’’, qui armés de machettes, couteaux, gourdins, s’attaquaient à tout sur leur passage.

Des clients de maquis, des passants, des vendeurs n’ont eu la vie sauve qu’en prenant leurs jambes à leurs cous. Certains infortunés se sont vus dépossédés de tous leurs biens. D’autres ont été tailladés à la machette ou poignardés.

Plus tard, vers 3 heures du matin, le corps sans vie d’une étudiante de 23 ans répondant au nom de Abogny Claude Larissa gisant dans une marre de sang, a été retrouvé dans les environs de la ‘‘station Lubafrique’’ de Niangon.

Selon les informations publiées sur les réseaux sociaux, le chemin de la victime aurait croisé celui des ‘‘Microbes’’.

Plusieurs autres attaques de ‘‘Microbes’’ ont également été signalés dans d’autres quartiers de Yopougon. Depuis un certain temps, ces ‘‘vermines’’ ont envahi les secteurs comme ‘‘Micao’’, ‘‘Mondon’’ et ‘‘Petit Bouaké’’, où ils règnent en maitres absolus au grand désarroi des populations qui vivent sans cesse dans la psychose.

Il y a quelques mois, un jeune étudiant habitant Wassakara, a été sauvagement agressé à la machette par les mêmes quidams alors qu’il rentrait tranquillement chez lui. Son bras a été sectionné et son téléphone portable emporté.

A ces agressions, il faut ajouter plusieurs cas qui ne sont pas portés à l’attention du grand public.

Voici une situation qui vient troubler la quiétude de la cité abidjanaise qui croyait avoir tourné la sombre page des ‘‘Microbes’’ et fini avec les épisodes d’enlèvements et d’assassinats d’enfants. Avant Yopougon, les ‘‘Microbes’’ se sont principalement illustrés à Abobo, Adjamé ou encore Attécoubé.

Plusieurs habitants de ces quartiers de la plus grande commune d’Abidjan auraient décidé d’instaurer un couvre-feu, en attendant la réaction des forces de l’ordre.

Malgré le dispositif sécuritaire mis en place par les autorités, ces tristes individus continuent de commettre des atrocités. Ce qui fait que circuler à Abidjan est devenu quasiment dangereux de jour comme de nuit comme en témoignent les faits précités.

Loin d’être alarmiste, il convient de dire que l’heure est à la vigilance et à la solidarité. Il est du devoir de tout citoyen de collaborer efficacement avec les services de Police afin de mettre véritablement fin aux activités macabres de ces bandes de jeunes malfaiteurs spécialisées dans le crime.

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