12062016Headline:

Yopougon/ Odette Lorougnon après sa liberation: “Le régime en place à des ministres très violents”

Odette-Lorougnon

Libérée le jeudi 9 avril dernier, après 7 jours de garde à vue à la préfecture de police d’Abidjan, Marie-Odette Lorougnon était l’invitée spéciale de l’Union des nouvelles générations (Ung), samedi dernier à Yopougon, à l’investiture du Bureau exécutif national (Ben) des femmes du parti de Stéphane Kipré.

L’ex-députée d’Attécoubé s’en est ouvertement prise à certains ministres du président Alassane Ouattara, à la tribune de cette cérémonie. «Nous allons demander la démission de Hamed Bakayoko (ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Ndlr), Coulibaly Gnénéma Mamadou (Garde des sceaux, ministre de la Justice, des droits de l’Homme et des libertés publiques, Ndlr) et Koné Nabagné Bruno (ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication, porte-parole du gouvernement, Ndlr). Ils sont arrogants, ils brutalisent les autres. Ils sont violents. Ils créent des problèmes au président de la République. Nous n’avons pas besoin de ministres qui oppriment et brutalisent le peuple», a-t-elle déclaré. Selon la cadre du Fpi, les ministres de Ouattara ne sont pas humbles et ridiculisent le peuple.

Elle a, tout de même, au cours de cette cérémonie, salué la bravoure des femmes de l’Ung qui se sont mobilisées pour réclamer sa libération. «Nous devons sauver notre pays. C’est avec la parole que nous allons libérer notre pays. Ceux qui sont venus avec les armes sont en train d’installer la dictature en Côte d’Ivoire. Il n’y a pas de démocratie avec les armes. La démocratie, c’est la parole. Quel est ce pays qui marche avec la menace de la prison au bout des doigts ? Trop, c’est trop!», a-t-elle souligné. Par la suite, elle a demandé aux militantes de se former pour plus d’engagement sur l’échiquier politique. Abordant la crise interne au Fpi, elle a confirmé le divorce d’avec Affi N’guessan, le président statutaire du parti. «Il n’est pas fidèle et constant, nous n’en voulons pas. Ce n’est pas le pouvoir qui choisit son interlocuteur», a-t-elle dit.

La nouvelle présidente des femmes de l’Union des nouvelles générations n’est autre que Fallone Kéita. Elle a été félicitée par les militants de l’Ung qui ont effectué nombreux le déplacement.

Cyrille DJEDJED

L’INTER

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